La tension monte dans l’arène politique congolaise face à ce que plusieurs observateurs qualifient désormais de campagne de dénigrement ciblée contre la Première ministre Judith Suminwa. Une situation qui suscite indignation et réactions, notamment au sein de la représentation nationale.
La députée nationale Marie Josée Niongo Nuami est montée au créneau pour dénoncer avec fermeté ce qu’elle considère comme des attaques injustifiées, orchestrées par « des personnes hantées par le goût de nuire et habituées à l’insulte facile ». Dans une déclaration au ton sans équivoque, l’élue fustige des comportements qui, selon elle, sapent non seulement l’image de la cheffe du gouvernement, mais aussi les fondements du respect républicain.
Pour Marie Josée Niongo Nuami, cette vague de critiques dépasse largement le cadre du débat politique. Elle y voit une double dérive inquiétante : « un mépris manifeste à l’égard de la femme congolaise en général, et des femmes Né Kongo en particulier ». Une lecture qui met en lumière les tensions persistantes liées au genre et à l’identité dans la sphère publique en République démocratique du Congo.
L’élue insiste également sur le caractère institutionnel de la fonction de Première ministre, appelant à une retenue dans les propos et à une élévation du niveau du débat public. « S’attaquer de manière aussi virulente à la Première ministre, c’est aussi manquer de respect aux institutions de la République », a-t-elle martelé.
Dans un contexte où Judith Suminwa incarne une avancée historique en devenant la première femme à occuper ce poste en RDC, ces attaques prennent une dimension encore plus symbolique. Elles interrogent sur la capacité de la société congolaise à accompagner et protéger ses figures féminines dans les hautes sphères du pouvoir.
Face à cette situation, Marie Josée Niongo Nuami lance un appel solennel à la conscience collective. Elle exhorte l’ensemble des Congolais, et particulièrement les femmes de toutes tendances, à faire bloc autour de la Première ministre. « Il est temps de dire non à la banalisation de l’insulte et de défendre la dignité de nos institutions et de nos femmes », plaide-t-elle.
Cet appel à la mobilisation citoyenne se veut également un signal fort contre toute forme de violence verbale et de campagne de déstabilisation. Pour la députée, soutenir Judith Suminwa, c’est aussi défendre une vision d’une société plus respectueuse, plus équitable et résolument tournée vers la valorisation du leadership féminin.
Alors que le pays traverse des enjeux politiques et sociaux majeurs, cette sortie médiatique remet au centre du débat la nécessité d’un engagement collectif pour un climat politique apaisé, où les divergences d’opinion ne riment plus avec attaques personnelles.
Dans un paysage politique souvent marqué par des tensions, la prise de position de Marie Josée Niongo Nuami sonne comme un appel à la responsabilité. Une interpellation directe à tous ceux qui, par leurs propos, contribuent à fragiliser les avancées en matière de représentation féminine et de respect institutionnel en RDC
Charles Muzadi






