Le verdict est tombé à l’Assemblée nationale : la motion de défiance visant Jacquemin Shabani Lukoo n’a pas franchi l’étape décisive. Une issue qui passe mal du côté de son initiateur, le député national Laddy Yangotikala, qui voit dans ce rejet bien plus qu’un simple revers politique.
Contact Rédaction : +243898888208 temp26cd@gmail.com
Dans une sortie empreinte d’amertume, l’élu s’adresse directement au peuple congolais :
« Nous avons fait notre part. Malheureusement, ceux qui sont censés former nos juristes et nos députés ont choisi de torpiller et d’interpréter à tort le Règlement Intérieur. Leur seul objectif : étouffer un débat qui aurait permis de faire toute la lumière sur la situation actuelle. »
Derrière ces mots, une accusation lourde : celle d’une instrumentalisation des mécanismes parlementaires pour éviter un débat de fond. Pour Laddy Yangotikala, il ne s’agit pas seulement d’un désaccord juridique, mais d’un véritable verrouillage institutionnel qui fragilise les principes démocratiques.
Cette réaction met en lumière une fracture persistante au sein de la classe politique congolaise, où les initiatives de contrôle parlementaire peinent souvent à aboutir. Le député déplore un climat où les règles du jeu sont, selon lui, interprétées au gré des intérêts politiques, au détriment de la vérité et de la redevabilité.
Au-delà de la personne de Jacquemin Shabani Lukoo, c’est toute la question de la gouvernance et du respect des procédures démocratiques qui est posée. Le refus d’examiner cette motion prive, selon Yangotikala, le peuple congolais d’un débat légitime sur des enjeux majeurs liés à la sécurité et à la gestion du pays.
Une démocratie sous tension
Ce nouvel épisode illustre les tensions croissantes autour du rôle de l’Assemblée nationale comme contre-pouvoir. Alors que les attentes citoyennes en matière de transparence et de reddition des comptes restent élevées, ce type de décision alimente le scepticisme et la défiance envers les institutions.
En conclusion, le message de Laddy Yangotikala résonne comme un avertissement : sans respect strict des règles et sans volonté réelle de débattre, la démocratie risque de s’enliser dans des pratiques opaques. Une alerte qui, au-delà des clivages politiques, interpelle l’ensemble de la classe dirigeante congolaise.
AKM






