C’est une annonce qui secoue la sphère politique en République démocratique du Congo. L’honorable John Kolela a décidé de se retirer de la scène politique, invoquant des raisons aussi profondes qu’alarmantes : la dégradation morale du jeu politique et les risques qu’elle fait peser sur l’équilibre personnel des acteurs engagés.
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Dans une déclaration aux accents graves, John Kolela décrit un univers politique où « tous les coups sont permis », un environnement où, selon lui, « il faut être fou ou renoncer à ses valeurs morales pour s’y maintenir ». Une charge directe contre les pratiques politiques actuelles, qu’il associe non seulement à une crise éthique, mais aussi à un danger pour la santé, évoquant même le risque d’accidents cardiovasculaires, notamment l’AVC, lié à la pression et aux compromissions permanentes.
Ce retrait, présenté comme un acte de sauvegarde personnelle, vise à préserver ce qu’il considère comme essentiel : sa probité morale et son intégrité politique. Une posture rare dans un paysage où les ambitions prennent souvent le pas sur les principes.
Mais au-delà de la déclaration, l’opinion publique reste divisée et sceptique. Plusieurs voix s’interrogent : ce départ est-il réellement motivé par une crise de conscience ou cache-t-il une frustration politique plus profonde ? Certains analystes évoquent la possibilité d’un retrait lié à l’absence de nomination à des postes stratégiques au sein de l’appareil d’État.
Autre question qui alimente les débats : en tant que membre de Union pour la démocratie et le progrès social, ce départ ne constitue-t-il pas une critique voilée du fonctionnement interne du parti au pouvoir ? Derrière ce retrait, certains voient une manière subtile de dénoncer des pratiques politiques internes jugées opaques ou peu orthodoxes.
Entre geste d’intégrité ou signal politique fort, la décision de John Kolela ouvre un débat crucial sur la moralisation de la vie publique en RDC. Elle met également en lumière les tensions silencieuses qui traversent les cercles du pouvoir.
Les véritables motivations de ce retrait, ainsi que les non-dits qui l’entourent, devraient être clarifiés dans une interview exclusive que l’intéressé s’apprête à accorder. Une prise de parole très attendue, qui pourrait lever le voile sur les réalités souvent tues de la politique congolaise.
En attendant, une chose est certaine : le retrait de John Kolela ne passe pas inaperçu. Il relance, avec acuité, la question fondamentale de l’éthique en politique dans un pays en quête de repères et de gouvernance exemplaire.
Charles Muzadi






