Kinshasa, 29 avril 2026 – Au cœur d’une actualité législative particulièrement tendue, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani Lukoo, a comparu ce mercredi devant l’Assemblée nationale pour répondre à une motion de défiance initiée par le député de l’Union sacrée, Yangotikala Lady.
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Dans une atmosphère électrique à la chambre basse du Parlement, tous les regards étaient tournés vers cette plénière décisive qui devait sceller, ou non, le sort politique du patron de la sécurité nationale.
Une motion fragilisée en pleine séance

Alors que les débats s’engageaient, un retournement spectaculaire est venu rebattre les cartes. Le député national Garry Sakata a pris la parole pour introduire une motion incidentielle dénonçant une irrégularité majeure dans la procédure.
Selon lui, la motion de défiance comportait des signatures de personnes ne disposant pas de la qualité de député national, une entorse grave aux règles parlementaires. Une révélation qui a jeté un froid dans l’hémicycle.
Soumise au vote, cette motion incidentielle a été adoptée à la majorité, entraînant automatiquement l’irrecevabilité de la motion de défiance.
Un sauvetage politique in extremis

Ce coup de théâtre a permis à Jacquemin Shabani d’échapper de justesse à un vote potentiellement fatal. En quelques minutes, une procédure qui semblait bien engagée contre lui s’est effondrée sur elle-même, révélant les failles internes de son initiateur.
Ce dénouement inattendu repositionne temporairement le Vice-Premier ministre dans une posture de stabilité, mais sans pour autant dissiper totalement les tensions politiques qui l’entourent.
L’UDPS silencieuse : abandon ou stratégie ?
Un élément n’a pas échappé aux observateurs avertis : l’absence totale de mobilisation de sa famille politique, l’UDPS.
Aucune réunion stratégique, aucun front politique visible, ni même un soutien public affirmé de la hiérarchie du parti n’ont été constatés durant toute la séquence.
Ce silence intrigue et alimente les spéculations :
- S’agit-il d’un désaveu tacite ?
- D’un abandon politique ?
- Ou d’une stratégie calculée dans un contexte de recomposition interne ?
Une victoire fragile aux relents de crise
Si Jacquemin Shabani sort indemne de cette épreuve parlementaire, cette victoire procédurale laisse planer une question de fond : jusqu’à quand pourra-t-il compter sur un soutien politique solide ?
Car au-delà de l’aspect juridique, cette affaire met en lumière des fissures au sein de la majorité et ravive les débats sur la cohésion de l’Union sacrée.
AKM






