Un tournant décisif vient d’être amorcé dans la longue crise qui ensanglante l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce samedi 19 juillet, la signature d’une Déclaration de Principes entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23, sous l’égide du Qatar, a ravivé l’espoir d’un retour progressif à la paix dans cette région meurtrie.
Fruit d’une médiation diplomatique soutenue, cette déclaration s’inscrit dans un cadre de légalité rigoureux, reposant sur le respect de la Constitution de la RDC, la Charte des Nations Unies, celle de l’Union africaine, le droit international, ainsi que les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la Résolution 2773. Elle s’aligne également sur les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Washington.
Mais ce qui confère à ce document une portée inédite, ce sont les lignes rouges qu’il réaffirme avec clarté :
🔹 Le retrait non négociable des troupes de l’AFC/M23 des zones actuellement occupées ;
🔹 Le redéploiement immédiat des institutions de l’État (FARDC, PNC, justice, administration) sur ces territoires ;
🔹 La protection des civils, placée au cœur de toutes les garanties ;
🔹 Et surtout, le respect absolu de la souveraineté nationale.
Selon plusieurs sources proches du dossier, cette déclaration constitue un préambule à un accord de paix global attendu dans les prochains jours. Un texte qui pourrait marquer la fin durable d’un conflit qui dure depuis plus d’une décennie et qui a déjà causé des centaines de milliers de déplacés et de pertes humaines.
Pour le Président Félix Tshisekedi, qui a fait de la paix à l’Est un objectif prioritaire de son mandat, cette avancée diplomatique vient renforcer une vision claire : celle d’un Congo uni, apaisé et maître de son destin.
Charles Muzadi






