Depuis plusieurs jours, un groupe de sinistrés des récentes inondations à Kinshasa a installé un campement de fortune aux abords du Palais de la Nation, siège de la Présidence de la République. Ces familles, venues de plusieurs quartiers durement touchés par les crues, vivent dans des conditions précaires, espérant attirer l’attention des autorités sur leur situation dramatique.
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Les inondations, provoquées par des pluies torrentielles ayant frappé la capitale congolaise ces dernières semaines, ont causé d’importants dégâts matériels et fait de nombreuses victimes. Des maisons se sont effondrées, des routes ont été détruites, et plusieurs quartiers sont encore inaccessibles. Certains sinistrés affirment avoir tout perdu : logement, biens, moyens de subsistance.

Installés sous des bâches ou dans des abris de fortune, les déplacés vivent dans des conditions d’hygiène alarmantes, sans eau potable ni assistance médicale. Des enfants en bas âge dorment à même le sol, exposés aux intempéries et aux maladies. Nous ne sommes pas là pour troubler l’ordre, mais pour réclamer notre droit à la protection et à la dignité , a déclaré l’un des porte-paroles du groupe.
Face à cette situation, plusieurs organisations de la société civile appellent le gouvernement à réagir rapidement. Elles demandent des mesures d’urgence, dont l’installation de centres d’accueil temporaires, la distribution de kits d’hygiène et alimentaires, ainsi qu’un plan de relogement durable pour les familles affectées.
De son côté, le gouvernement provincial affirme être à l’œuvre pour recenser les sinistrés et coordonner la réponse humanitaire avec les partenaires techniques. Mais les manifestants dénoncent une lenteur dans la prise en charge et réclament une audience directe avec le chef de l’État.
Ce campement, dressé au cœur du pouvoir, symbolise le désespoir de ces citoyens qui, face à l’urgence humanitaire, choisissent de braver les institutions pour se faire entendre.
Odrine Mbala






