Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies , la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC et cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation critique qui prévaut dans l’est de la République démocratique du Congo.
Lors de son allocution, Mme Keita a regretté le fossé persistant entre les décisions prises au sein du Conseil de sécurité et les réalités sur le terrain, marquées par une insécurité endémique, des violences armées répétées, des déplacements massifs de populations et des violations graves des droits humains.
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Elle a notamment pointé du doigt l’insuffisance de coordination entre les engagements internationaux et les besoins concrets exprimés par les communautés locales. Alors que des résolutions appellent à la paix, la stabilisation et la protection des civils, la réalité vécue par les habitants du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu reste marquée par la peur, la précarité et la souffrance.
Bintou Keita a exhorté les membres du Conseil à ne pas se limiter aux discours ou aux résolutions, mais à renforcer leur soutien politique, technique et financier, en coordination avec les autorités congolaises et les acteurs humanitaires, pour donner un véritable élan à la stabilisation de l’est du pays.
Elle a également plaidé pour une transition progressive mais responsable du mandat de la MONUSCO, soulignant que toute sortie précipitée risquerait d’aggraver la vulnérabilité des populations dans les zones encore instables.
Odrine Mbala






