Kinshasa, 28 septembre 2025
Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux de la République démocratique du Congo, M. Guillaume Ngefa, a annoncé ce lundi la suspension, pour une durée de cinq semaines, de la délivrance de certains documents administratifs à caractère juridique. Cette décision concerne spécifiquement les permis de culte, les certificats de nationalité ainsi que les documents relatifs à la personnalité juridique.
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Selon les précisions fournies par le ministère, cette mesure vise à permettre une évaluation approfondie des procédures administratives actuellement en vigueur, en vue de renforcer la transparence, l’intégrité et l’efficacité des services concernés.
« Il s’agit d’une pause technique nécessaire pour réviser et assainir les mécanismes de délivrance de ces documents sensibles, souvent exposés à des pratiques frauduleuses ou irrégulières », a indiqué le ministre Guillaume Ngefa lors d’un point de presse.
Le ministère de la Justice entend profiter de cette période pour mener un audit interne, revoir les conditions d’octroi, et mettre en place des directives actualisées destinées à encadrer plus strictement la délivrance de ces actes. Des cas de falsifications, de délivrance abusive ou d’irrégularités administratives auraient été signalés au cours des derniers mois, justifiant cette mesure conservatoire.
Les autorités rassurent cependant les citoyens que cette suspension n’affectera pas les procédures déjà entamées et que des mécanismes seront mis en place pour traiter les demandes urgentes, notamment dans le cadre de dossiers judiciaires ou administratifs en cours.
Cette décision suscite déjà des réactions au sein de la société civile, notamment chez les représentants des confessions religieuses et les organisations de défense des droits civiques, qui appellent à une communication claire et à une reprise rapide du service après les cinq semaines annoncées.
Le ministère a promis de rendre public, à l’issue de cette période, un rapport sur les réformes envisagées ainsi qu’un calendrier pour la reprise progressive des activités concernées.
Francine Mulumba






