Kinshasa, 19 septembre 2025 – La pétition initiée par un groupe de députés nationaux contre le Président de l’Assemblée nationale, Vital KAMERHE, est au centre d’un véritable scandale. Alors qu’elle est en cours d’examen par la Commission temporaire, de graves irrégularités ont été détectées, jetant le discrédit sur l’ensemble de la démarche.
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Selon les premiers constats, les anomalies relevées sont loin d’être de simples erreurs techniques :
- Un signataire non-député figure parmi les auteurs de la pétition : un certain MULUMBA KANYINDA, dont la qualité de député n’est pas reconnue.
- Le nom de Titan KALONJI Antoine apparaît dans le texte, mais sa signature est totalement absente.
- Un doublon manifeste est attribué au député MULAMBA MANDE Jerry, qui apparaît deux fois sur la liste (page 9, n°192 et page 18, n°261), sous des orthographes légèrement différentes.
- Enfin, un lot d’au moins 25 signatures falsifiées a été identifié après recoupement avec les fiches officielles d’identification individuelle que signe chaque député en début de législature.

Une atteinte à la crédibilité du processus parlementaire
Ces révélations fragilisent la légitimité de la pétition et posent de sérieuses questions sur la transparence et la moralité politique à l’Assemblée nationale. Comment une telle initiative, censée refléter la volonté des représentants du peuple, peut-elle être entachée de falsifications aussi grossières ?
La Commission temporaire se trouve désormais devant un dilemme :
Soit entériner un texte vicié et risquer de compromettre la crédibilité institutionnelle ;
Soit invalider purement et simplement la pétition, au risque de provoquer des tensions politiques entre camps opposés.
Un test de maturité démocratique
Au-delà du cas Vital Kamerhe, cette affaire met en lumière les failles persistantes du système parlementaire congolais : manipulations, amateurisme, et instrumentalisation politique. Dans un contexte où le peuple congolais attend de ses élus des solutions concrètes face aux crises sociales, sécuritaires et économiques, ce scandale apparaît comme un contre-exemple flagrant.
La population observe, indignée. La société civile s’interroge. Les institutions sont interpellées.
La vérité devra éclater, et des sanctions exemplaires s’imposent. Car si les élus de la Nation eux-mêmes foulent aux pieds les règles démocratiques, qui donc garantira encore le respect du contrat social entre le peuple et ses représentants ?
Charles Muzadi






