À l’initiative du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, un dialogue stratégique s’est tenu le mardi 16 septembre à Béatrice Hôtel avec les principaux acteurs du secteur privé congolais. Cette rencontre, placée sous le thème « Gouvernance Économique et Amélioration du Climat des Affaires », a été l’occasion d’aborder, sans langue de bois, les principaux freins au développement économique de la République Démocratique du Congo (RDC).
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Un échange sans tabou sur les obstacles économiques

Face aux entrepreneurs réunis, le ministre a reconnu les nombreuses difficultés auxquelles fait face l’économie congolaise. Des sujets aussi sensibles que cruciaux ont été examinés :
- La problématique du contrôle économique et de l’encadrement des prix,
- La contrebande alimentée par la porosité des frontières,
- Les taxes d’agrément dans le secteur des hydrocarbures,
- L’impact des Zones Économiques Spéciales (ZES) sur l’industrie locale,
- Et la très controversée question de l’exercice du petit commerce par des étrangers.
Dans un esprit d’ouverture et de collaboration, Daniel Mukoko Samba a écouté les préoccupations du secteur privé et a souligné l’urgence de trouver des solutions pragmatiques pour améliorer l’environnement des affaires.
Un cap clair : Diversifier l’économie et renforcer la production locale

Le Vice-Premier ministre a rappelé que la diversification de l’économie reste le défi structurel majeur. Il a déploré la dépendance persistante aux exportations de matières premières à l’état brut, et aux importations de produits de première nécessité.
« Il est temps que la RDC valorise sa chaîne de valeur locale. Nous devons renforcer nos capacités productives pour garantir notre souveraineté économique », a-t-il affirmé.
Dans cette optique, le gouvernement entend soutenir activement les producteurs nationaux afin de réduire la vulnérabilité de l’économie aux chocs extérieurs.
Fin du moratoire : Vers une nouvelle loi sur le petit commerce

Un moment fort de cette rencontre a été l’annonce, très attendue, de la non-reconduction du moratoire sur l’exercice du petit commerce par des étrangers, qui expire en novembre prochain. Le ministre a confirmé l’élaboration d’un nouveau cadre légal visant à protéger cette activité, traditionnellement réservée aux nationaux.
Cette mesure, saluée par de nombreux opérateurs économiques, vise à renforcer l’autonomisation des Congolais et à préserver les emplois locaux, tout en posant les bases d’un environnement plus équitable.
Un partenariat public-privé renforcé
La Fédération des Entreprises du Congo (FEC), s’exprimant au nom des associations patronales, a salué l’initiative du ministre. Ce dialogue direct et récurrent entre l’État et les opérateurs économiques est perçu comme un levier important pour restaurer la confiance, améliorer la transparence et construire une économie compétitive.
« Ce type de rencontre doit se multiplier. C’est à travers un dialogue constructif que nous pourrons bâtir un écosystème propice à l’investissement et à la création d’emplois », a déclaré un représentant de la FEC.
Conclusion
La rencontre du 16 septembre à Béatrice Hôtel marque un tournant dans la dynamique de gouvernance économique participative en RDC. Le gouvernement, conscient des défis, semble déterminé à agir sur les leviers structurels qui freinent le développement. De leur côté, les entrepreneurs du secteur privé répondent présents pour accompagner cette volonté politique.
Le climat des affaires en RDC ne pourra s’améliorer que dans la concertation, la transparence et l’engagement mutuel
Charles Muzadi






