Le gouvernement provincial a engagé une médiation préventive afin d’éviter l’escalade d’un conflit foncier dans le groupement de Bakua Ndiadia, situé dans le territoire de Ngandajika, à proximité du poste de péage de Tshikuyi.
Le mardi dernier, une réunion de conciliation a été présidée par trois ministres provinciaux : Doris Kayoka (Environnement), Michel Kiuka (Mines) et Jean Anatole Tshibangu (Infrastructures et Travaux publics). Y ont pris part :
- Les représentants de la société chinoise CJIC, chargée des travaux de bitumage de la RN2 ;
- Le grand chef coutumier de la chefferie de Bakwamulumba ;
- Le chef de groupement de Bakua Ndiadia ;
- Et les chefs des villages Bena Kaluba, Bena Kankolongo et Bena Tshibuabua.

Objectif : rétablir la confiance
La rencontre visait à instaurer un climat de confiance mutuelle et à prévenir des tensions similaires à celles déjà survenues dans d’autres zones comme Mpaza et Milembue, dans le territoire de Kabinda.
Un consensus a été trouvé, centré sur la paix, le respect des institutions coutumières et la transparence. Le chef de groupement et sa notabilité ont été recadrés pour avoir perçu, sans autorisation, des fonds versés par la société CJIC, à l’insu de la chefferie et de l’autorité provinciale.
Recommandations fortes
Pour une cohabitation harmonieuse entre CJIC et les communautés locales, les ministres ont exigé :
- L’obtention d’une autorisation légale d’exploitation auprès du ministère provincial des Mines ;
- L’indemnisation équitable des populations affectées (fermes, champs, palmeraies détruits) ;
- La délimitation claire de la zone d’exploitation ;
- Et la transmission officielle de la liste des emplois réservés aux membres de la communauté. Un cahier de charges commun sera signé ultérieurement, à une date fixée par le Gouverneur. En attendant l’exécution stricte de ces recommandations, les travaux d’exploitation de la carrière se poursuivent, afin de ne pas ralentir le chantier de modernisation de la RN2.






