Kinshasa a vibré ce mardi 19 août au rythme de la colère des médecins dentistes. Habitués à brandir le miroir de la santé bucco-dentaire, ces professionnels de la blouse blanche sont descendus dans la rue pour rappeler à l’opinion et aux autorités que leur dignité n’est pas à négocier.
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Partis de la Place des Évolués, à Gombe, jusqu’au bâtiment de la Fonction publique, les manifestants ont exprimé un seul message : la fin de la discrimination dans la rémunération. Alors que leurs collègues médecins généralistes perçoivent une prime de 2 millions de francs congolais, eux, pourtant détenteurs du même titre de médecin, ne touchent que 700.000 francs congolais.
« Pourquoi cette différence ? Nous sommes aussi médecins, formés dans les mêmes facultés de médecine, avec la même rigueur scientifique et les mêmes responsabilités face aux vies humaines », ont-ils clamé.
Leur indignation s’appuie sur une promesse publique. Le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, avait annoncé sur un média de la place l’amélioration des primes pour ces professionnels. Mais entre l’annonce et la réalité, l’écart persiste. La Direction de paie, selon eux, tarde à exécuter les instructions attendues.
En marchant pacifiquement, ces praticiens ne revendiquaient pas un privilège, mais un droit élémentaire : l’égalité de traitement entre médecins. Car un pays qui prône l’équité et la justice sociale ne peut se permettre de hiérarchiser les médecins au gré des spécialités.
Ce mouvement met en lumière une question plus profonde : la valeur accordée aux professions médicales en RDC. Peut-on espérer une santé publique efficace si ceux qui la portent subissent la marginalisation et l’injustice salariale ?
La balle est désormais dans le camp du VPM Jean-Pierre Lihau, interpellé publiquement par les dentistes. Son engagement doit se traduire en actes concrets pour restaurer la confiance, mais aussi pour donner un signal fort : en République démocratique du Congo, un médecin reste un médecin, quelle que soit sa spécialité.
Odette Lukuma






