La publication de la composition du Gouvernement Suminwa 2 n’a pas laissé indifférents les acteurs de la société civile. Parmi eux, Christelle Pungu, coordonnatrice de l’ASBL Les Amis de Christelle Pungu (ACP), qui n’a pas caché sa déception face à une équipe largement reconduite.
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Pour cette figure engagée, l’attente était claire : voir 70 % de nouveaux visages et instaurer une parité hommes-femmes à 50 %. Or, selon elle, la reconduction massive des ministres du précédent gouvernement ,certains en poste depuis plus de cinq ans sans bouger, donne l’image d’une « carrière à vie » plutôt que d’un engagement limité au service de la nation.
Sur la présence accrue de jeunes femmes dans le nouvel exécutif, Christelle Pungu salue l’émergence mais insiste : « La compétence et la méritocratie doivent rester les critères premiers. » Avec un brin d’audace, elle confie : « Si le Président Félix Antoine Tshisekedi pensait aussi à ma nomination, ma disponibilité est acquise. »
Interrogée sur ses attentes concrètes, elle préfère se taire : « Les mêmes causes produisent les mêmes effets », lâche-t-elle, tout en exhortant l’équipe Suminwa 2 à changer de cap pour répondre aux aspirations du peuple.
Profitant de l’entretien, la coordonnatrice de l’ACP a mis en lumière la situation alarmante de Boma, sa ville natale, dans la province du Kongo Central. Elle dénonce un tissu socio-économique fragilisé par la précarité, l’insécurité et la baisse des activités économiques, et appelle le gouvernement à apporter des solutions durables. « Les représentants du peuple doivent défendre avec force la cause des Bomatraciens, tant au niveau provincial que national », martèle-t-elle.
Dans ce mélange de franchise, de critique et d’espoir, Christelle Pungu rappelle que la vigilance citoyenne reste un levier essentiel pour pousser le gouvernement à agir en faveur du bien-être de tous les Congolais.
Francine Mulumba






