La capitale a encore été le théâtre d’une violence inouïe.
Ce jeudi 04 juillet, dans la commune de Lemba, quartier Righini, 16 hommes armés sur 14 motos ont perpétré un braquage à ciel ouvert, s’attaquant à la jeep d’un cambiste et homme d’affaires revenant d’une banque après un retrait d’environ 80 000 USD.
Le policier chargé de sa sécurité et le chauffeur du véhicule ont été abattus froidement. Les assaillants ont pris la fuite avec la somme emportée, laissant derrière eux des corps, du sang et une population sidérée.
Une ville qui vit dans la peur
À Lemba comme dans plusieurs quartiers de Kinshasa, la peur est désormais quotidienne.
Les habitants dénoncent l’impuissance de l’État face à la montée inquiétante de la criminalité urbaine :
« Nous sommes abandonnés à nous-mêmes. Si des hommes peuvent tuer en plein jour et repartir sans être inquiétés, qui nous protège encore ? », s’indigne un riverain de Righini.
Ce drame relance le débat sur l’insécurité à Kinshasa, où les braquages à moto se multiplient, souvent avec une impunité troublante.
L’État face à ses responsabilités
Ce nouvel épisode macabre met à nu les failles de la sécurité publique et interpelle les autorités.
L’attente des Kinois est claire :
- Renforcer la présence policière dans les communes à risque
- Démanteler les réseaux criminels qui opèrent en plein jour
- Rassurer la population que l’État reste le garant de sa sécurité.
Tant que ces braquages resteront impunis, la capitale vivra sous la peur, et la confiance entre gouvernés et gouvernants continuera de s’éroder.
Charles Muzadi
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