Le 2 août n’est pas une simple date. C’est une alarme dans la mémoire collective. C’est le jour où nous refusons d’oublier. Le jour où les silences deviennent bruyants, où les larmes deviennent revendications, où les noms des oublié(e)s réclament justice.
Genocost : un mot, des millions de vies
Le Genocost, contraction de génocide et coût, désigne l’extermination silencieuse de millions de Congolais, victimes d’un système mondialisé de prédation des ressources. Derrière chaque smartphone, chaque batterie, chaque lingot, il y a des vies broyées pour le coltan, l’or, le cobalt.
Ce n’est pas une théorie. C’est une réalité. Et elle saigne encore.
Une mémoire vivante, pas une commémoration figée
Le 2 août, on allume des bougies, oui. Mais on allume surtout des consciences. On se souvient :
des millions de vies fauchées dans l’indifférence générale ;
des survivant(e)s, mutilé(e)s dans leur chair et dans leur âme ;
des Justes, qui ont protégé, caché, soigné, parfois au prix de leur propre vie.
Le Genocost n’est pas une page d’Histoire. C’est une plaie. Et elle exige plus que des mots : elle exige reconnaissance, justice, réparation.
Le silence est complice
Aujourd’hui encore, les rapports sont enterrés, les auteurs protégés, les responsabilités diluées. Pourtant, le monde sait. Et le Congo n’oubliera pas.
Le 2 août est un cri. Un cri pour les morts, mais aussi pour les vivants.
Température26.CD s’associe à ce devoir de mémoire. Car se souvenir, c’est résister. Et résister c’est exister.
Francine Mulumba






