Face à la multiplication des plaintes des consommateurs congolais, notamment dans les services bancaires, les télécoms, l’agroalimentaire et l’immobilier, le gouvernement réagit. Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a convoqué ce jeudi une réunion stratégique avec les structures de régulation et les associations de défense des droits des consommateurs, pour un dialogue direct et constructif.
Unir les forces pour un objectif commun

« Il faut populariser les systèmes de gestion d’alerte et de revendications pour permettre aux consommateurs lésés de revendiquer leurs droits violés, » a souligné le ministre. Ce dernier appelle à une mutualisation des efforts entre l’État, la société civile et les instances de régulation, afin de lutter contre les abus devenus trop fréquents dans de nombreux secteurs.
Une application pour dénoncer les abus

Dans une approche innovante, le ministère de l’Économie travaille sur une application mobile destinée à faciliter les dénonciations, les suivis de plaintes et la remontée des alertes à l’échelle nationale. L’objectif : rendre chaque consommateur acteur de sa propre protection, et surtout, renforcer la réactivité des autorités.
UDECOM salue l’engagement du gouvernement
Présent à cette rencontre, Jeff Tshipamba, président de l’Union des Consommateurs du Congo (UDECOM), a salué une avancée majeure :

« C’est une première fois qu’un ministre de l’Économie prend à bras-le-corps les revendications du peuple consommateur. C’est un signal fort que nous devons accompagner. »
Trop d’abus, trop peu de recours
Ce sursaut politique intervient alors que des milliers de consommateurs se plaignent régulièrement de surfacturations, frais bancaires illégitimes, services non rendus, produits périmés ou encore de clauses abusives dans les contrats. Beaucoup dénoncent l’absence de mécanismes simples et rapides pour se faire entendre.
Charles Muzadi






