Spécialisée dans la défense des droits humains, cette organisation de la société civile salue les messages adressés par Fayulu à Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, à l’ancien président Joseph Kabila ainsi qu’au président Félix-Antoine Tshisekedi. Elle se félicite également de la réaction rapide et favorable du chef de l’État, qui a accueilli positivement l’ouverture initiée par l’opposant.
Selon la VSV, quelles que soient les interprétations possibles, Martin Fayulu a fait un choix judicieux : celui de s’unir avec le président Tshisekedi et le peuple congolais pour préserver l’intégrité de la nation, menacée par une possible balkanisation et fragmentation territoriale. Dans cette perspective, l’organisation appelle les acteurs politiques, les leaders religieux et la société civile à dépasser leurs différends, à mettre de côté les rivalités partisanes et ethnico-tribales, et à privilégier la paix, l’unité et la cohésion nationale afin de garantir une République Démocratique du Congo forte et indivisible.
Un peuple solidaire et conscient de son histoire finit toujours par triompher, quelles que soient les forces adverses et les soutiens dont ces dernières bénéficient.
« La VSV exhorte les autorités et les différentes tendances politiques à œuvrer ensemble pour la récupération des territoires sous occupation. Elle encourage aussi les confessions religieuses à promouvoir l’unité dans la diversité, tout en évitant les querelles liées au leadership et aux positionnements individuels, car la menace d’une balkanisation de la RDC demeure imminente », peut-on lire dans sa déclaration.
Dans son intervention de moins de cinq minutes, Martin Fayulu a adressé des appels précis. Il a exhorté Corneille Nangaa à renoncer à toute complicité avec ceux qui pillent les richesses du pays et massacrent les populations congolaises. À Joseph Kabila, il a demandé de cesser toute collaboration avec les rebelles du M23/AFC et de privilégier le dialogue, tout en lui suggérant de quitter la ville de Goma, sous contrôle des groupes armés appuyés par le Rwanda. Enfin, il a exprimé son désir de rencontrer directement le président Tshisekedi afin de discuter des solutions durables à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Avant la VSV, le parti Nouvel Elan, dirigé par l’ancien Premier ministre et député Adolphe Muzito, avait également salué la prise de position de Martin Fayulu, estimant qu’il s’était désormais rangé du côté des Nationalistes.






