La position du Pasteur Moïse Mbiye sur le débat autour du changement de la Constitution en RDC continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique congolaise. Après une sortie médiatique controversée au début du mois de mai 2026, le responsable de l’église Cité Bethel semble désormais adopter un discours plus conciliant vis-à-vis de la nouvelle Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4).
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Une déclaration qui avait provoqué un tollé
Tout est parti d’une prise de parole du pasteur Moïse Mbiye au début du mois de mai, au cours de laquelle il avait vivement critiqué certains hommes de Dieu favorables à la révision constitutionnelle. Dans un ton jugé dur par plusieurs observateurs, il avait assimilé ces derniers à un « camp des lépreux », une expression qui avait immédiatement embrasé les réseaux sociaux et provoqué une avalanche de réactions dans les milieux religieux et politiques.
Cette sortie médiatique avait créé un malaise jusque dans certaines communautés chrétiennes, plusieurs internautes accusant le pasteur d’avoir tenu des propos discriminatoires et peu rassembleurs sur un sujet aussi sensible que le changement de la Constitution en RDC.
Changement de ton après la rencontre avec la C4

Contre toute attente, la situation a connu un tournant majeur ce mardi 26 mai 2026. Une délégation de la Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4), conduite par Augustin Kabuya, a rencontré le pasteur Moïse Mbiye dans son bureau pastoral.
Selon les informations recueillies, les échanges ont essentiellement porté sur la vision défendue par la plateforme C4 concernant la réforme constitutionnelle et les enjeux sociopolitiques liés à l’avenir du pays.
À l’issue de cette rencontre, le pasteur a adopté un langage beaucoup plus modéré. Dans une interview accordée à la presse, il a affirmé que si le changement de la Constitution vise réellement l’amélioration des conditions sociales de la population congolaise, alors il n’y voit aucun inconvénient.
« Si cela va dans le sens du bien-être de la population et du social des Congolais, il n’y a aucun mal », a-t-il laissé entendre.
Un revirement qui alimente les interrogations
Ce changement soudain de discours intrigue désormais une large partie de l’opinion publique. Beaucoup se demandent comment le pasteur est passé d’une posture radicalement critique à une position plus ouverte en l’espace de quelques semaines seulement.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs hypothèses circulent. Certains parlent d’une possible pression politique exercée sur le leader religieux, tandis que d’autres estiment qu’il aurait simplement pris du recul après les critiques enregistrées sur la toile.
D’autres observateurs évoquent également une stratégie de repositionnement afin d’éviter une fracture avec une partie de la classe politique et religieuse favorable à la réforme constitutionnelle.
Un dossier qui reste sensible en RDC
Le débat sur le changement de la Constitution demeure l’un des sujets les plus explosifs de la scène politique congolaise. L’implication progressive de figures religieuses influentes comme Moïse Mbiye démontre à quel point cette question dépasse désormais le simple cadre politique pour toucher les sphères sociales et spirituelles du pays.
En attendant une clarification plus approfondie de la position officielle du pasteur, une question continue de hanter les esprits : s’agit-il d’une conviction personnelle réajustée ou d’un revirement dicté par des pressions extérieures ?
Charles Muzadi







Juste une prise de conscience et rien d’autre. Le Pasta Momo est favorable à tout ce qui peut aller pour et vers la recherche du bonheur et bien être des Congolais.
Point-barre.😁😁😁