La recevabilité de la proposition de loi portant organisation du référendum à l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Parmi les voix favorables à cette démarche constitutionnelle figure le Président National du Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie RSD, Dr Ivan Ilunga Ngindu, qui a salué « la responsabilité courageuse » des élus nationaux dans l’exercice de leurs prérogatives constitutionnelles.
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Pour le President du RSD Dr Ivan Ilunga, aucune condition préalable ni aucun prétexte politique ne devrait bloquer une initiative qui, selon lui, redonne pleinement la parole au souverain primaire : le peuple congolais.
« Le référendum constitue l’expression directe de la volonté populaire. Refuser cette loi reviendrait à instaurer une dictature constitutionnelle où la voix du peuple serait reléguée au second plan au profit des arrangements politiques entre acteurs », a-t-il déclaré.
Dans son argumentaire, Ivan Ilunga estime que la démocratie ne peut se limiter aux conciliabules politiques ni aux intérêts des camps idéologiques. Il affirme que la légitimité des institutions émane avant tout du peuple, seul détenteur du pouvoir souverain en République démocratique du Congo.
Mise en garde contre la “pensée unique”
Réagissant à l’appel du collectif C64 à observer une journée “ville morte” le 3 juin prochain pour protester contre le processus référendaire, le Dr Ivan Ilunga dénonce une tentative d’imposer « la pensée unique » de l’opposition.
Selon lui, s’opposer au référendum sans laisser le peuple se prononcer démocratiquement reviendrait à confisquer un droit fondamental reconnu par la Constitution.
« Le peuple est souverain. L’opposition doit faire preuve de plus de maturité politique et accepter le débat démocratique », a-t-il insisté.
Alors que le débat autour du référendum prend de l’ampleur en RDC, les prises de position se multiplient aussi bien dans la majorité que dans l’opposition, révélant les profondes divergences autour de l’avenir institutionnel du pays.
Charles Muzadi






