Kinshasa, 15 décembre 2025 – Un nouveau tournant judiciaire vient relancer l’affaire opposant le Dr Ivan Ilunga Ngindu à Seth Kikuni, rapporteur de la plateforme Sauvons le Congo, proche de l’ancien président Joseph Kabila. Dans une correspondance officielle émanant de l’Auditorat général près la Haute Cour militaire, la justice militaire congolaise a formellement transmis un procès-verbal pour participation à la trahison au Procureur général près la Cour de cassation, ouvrant la voie à l’audition de l’intéressé.
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Un acte judiciaire lourd de sens
Datée du 15 décembre 2025 et signée par l’Auditeur général Likulia Bakumi Lucien-René, Lieutenant-Général des FARDC, la lettre officielle fait état de la transmission, pour compétence, du procès-verbal n°127/MLB/2025, dressé par le Colonel DSD Mulamba Belebele Mark, Inspecteur judiciaire en chef.
Ce document met en cause Seth Kikuni pour participation à un acte de trahison, reproché pour sa présence et son implication présumée lors d’une réunion tenue à Nairobi, au Kenya, considérée comme attentatoire aux intérêts fondamentaux de la République démocratique du Congo.
La réunion de Nairobi au cœur des accusations
Selon les éléments versés au dossier, cette rencontre à l’étranger s’inscrirait dans un cadre jugé hostile à la souveraineté nationale. Pour la justice militaire, il ne s’agit pas d’un simple débat politique, mais d’un acte grave susceptible de porter atteinte à l’intégrité de l’État congolais, dans un contexte régional déjà marqué par des tensions géopolitiques persistantes.
C’est précisément cette lecture des faits qui fonde l’accusation de participation à la trahison, l’une des infractions les plus sévèrement réprimées par les lois de la République.
Ivan Ilunga Ngindu, partie informée dans la procédure
Le document officiel mentionne également la transmission pour information d’une copie à Monsieur Ivan Ilunga Ngindu, président national du Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), à l’origine de la dénonciation. Cette démarche confère à l’affaire une dimension politique assumée, mais désormais encadrée par l’appareil judiciaire.
Vers l’audition de Seth Kikuni
En saisissant le Procureur général près la Cour de cassation, l’Auditorat général enclenche une étape décisive : l’audition de Seth Kikuni, afin qu’il réponde des faits qui lui sont reprochés. Cette procédure marque la volonté affichée des institutions judiciaires de faire la lumière sur toute initiative jugée contraire aux intérêts supérieurs de la nation, indépendamment des appartenances politiques.
Un signal fort contre l’impunité
Au-delà des personnes impliquées, ce rebondissement envoie un message clair : la souveraineté de la RDC n’est pas négociable, et toute action assimilée à une compromission de l’État fera l’objet d’un traitement judiciaire rigoureux.
L’affaire Ilunga–Kikuni, désormais entre les mains de la justice civile suprême, pourrait faire jurisprudence dans la lutte contre les dérives politiques transfrontalières et les atteintes à la sécurité nationale.
Cmz






