La République démocratique du Congo reste confrontée à une forte recrudescence du choléra. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 71 200 cas de choléra et 2 070 décès ont été enregistrés dans le pays au cours de l’année 2025, illustrant l’ampleur persistante de cette crise sanitaire.
Une maladie toujours endémique
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D’après l’OMS, la choléra demeure endémique en République démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces riveraines des grands lacs et dans plusieurs zones urbaines où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste limité.
La maladie, qui se transmet principalement par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés, provoque des diarrhées aiguës sévères pouvant entraîner une déshydratation rapide et la mort si les patients ne sont pas pris en charge rapidement.
Des facteurs aggravants multiples
Plusieurs facteurs expliquent la persistance des flambées de choléra dans le pays. Les autorités sanitaires évoquent notamment :
le manque d’accès à l’eau potable ;
l’insuffisance d’infrastructures d’assainissement ;
les déplacements massifs de populations liés aux conflits ;
et les inondations qui favorisent la contamination des sources d’eau.
Dans certaines zones de l’Est du pays, l’insécurité complique également les opérations de surveillance et de prise en charge des malades.
Les efforts de riposte
Face à cette situation, le gouvernement congolais, avec l’appui de partenaires internationaux dont l’OMS, multiplie les initiatives pour limiter la propagation de l’épidémie. Les actions portent notamment sur :
la mise en place de centres de traitement du choléra ;
les campagnes de sensibilisation sur l’hygiène et le lavage des mains ;
la distribution d’eau potable et de kits sanitaires ;
ainsi que des campagnes de vaccination ciblées dans les zones les plus touchées.
Vers une réponse durable
Les experts de santé publique soulignent toutefois que la lutte contre le choléra en RDC nécessite des solutions structurelles à long terme, notamment l’amélioration de l’accès à l’eau potable, le renforcement des systèmes d’assainissement et la consolidation du système de santé.
Pour l’OMS, seule une approche intégrée combinant prévention, surveillance et prise en charge rapide des cas permettra de réduire durablement l’impact du choléra dans le pays.
Francine Mulumba






