Kinshasa, 19 décembre 2025 Le lieutenant général Philémon Yav, ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense dans l’est de la République Démocratique du Congo, a comparu ce vendredi devant la Haute Cour militaire, où il est poursuivi dans deux affaires distinctes. Cette comparution survient après son arrestation et son éviction de son poste de commandant de la 2ᵉ région militaire du Haut-Katanga.
Contact Rédaction : +243898888208 temp26cd@gmail.com
Accusations de trahison et de violations militaires
Dans la première affaire, le lieutenant général Yav est accusé de trahison et d’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline. Ces charges découlent de son implication présumée dans des actions déstabilisantes au sein de l’armée, allant à l’encontre des principes fondamentaux de la discipline militaire. Les autorités militaires ont affirmé que Yav aurait fomenté un climat de division au sein de la hiérarchie, en incitant certains de ses subordonnés à désobéir aux ordres des autorités supérieures, ce qui constitue une violation grave des règles de conduite militaire.
Une deuxième affaire impliquant un mouvement insurrectionnel
Dans la seconde affaire, le lieutenant général Yav se retrouve co-prévenu avec Issa Shauri Chibogo, un autre militaire, pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel. Selon les accusations, Yav et Chibogo auraient été impliqués dans des actes de compromission de la sécurité de l’État en soutenant un groupe rebelle ou en participant à des mouvements de déstabilisation militaire dans l’est de la RDC. Les autorités militaires suspectent que ces activités ont été menées dans le but de remettre en cause l’autorité de l’État et de favoriser la montée de groupes insurgés, notamment dans les zones où les tensions sont particulièrement fortes.
Le contexte militaire et politique en RDC
Cette affaire survient dans un contexte de grande instabilité dans l’est de la République Démocratique du Congo, où les forces armées congolaises (FARDC) sont engagées dans une lutte continue contre divers groupes armés, y compris des milices locales et des factions rebelles. Le rôle de la hiérarchie militaire est essentiel dans la gestion de cette crise, et tout acte de trahison ou de compromission à l’égard de l’ordre militaire est perçu comme une menace directe à la sécurité nationale.
Le lieutenant général Philémon Yav, qui a dirigé les opérations militaires dans des zones stratégiques, se trouve désormais sous le feu des projecteurs en raison des accusations graves portées contre lui. Son arrestation et sa comparution devant la Haute Cour militaire signalent la détermination des autorités à punir toute tentative de saper l’unité et la stabilité des forces armées congolaises.
Une justice militaire en pleine action
La Haute Cour militaire, seule juridiction habilitée à juger les militaires en service ou les anciens membres de l’armée dans des affaires de cette nature, est appelée à rendre un jugement impartial et à déterminer les responsabilités dans cette affaire qui défraie la chronique. Les décisions qui seront prises à l’issue de ce procès auront des implications significatives pour la justice militaire en RDC, notamment en ce qui concerne la lutte contre l’impunité au sein de l’armée.
Le verdict de la Haute Cour militaire devrait intervenir dans les semaines à venir, et il sera suivi de près par les observateurs nationaux et internationaux, qui scrutent l’application des principes de justice dans le cadre des affaires militaires en RDC.






