Luanda, 29 juillet 2025 : La diplomatie économique congolaise prend une nouvelle impulsion. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, séjourne depuis ce mardi à Luanda, capitale de l’Angola, dans le cadre d’une mission stratégique visant à connecter les investisseurs étrangers aux entrepreneurs congolais. Une démarche qui reflète la nouvelle vision du gouvernement : bâtir le développement économique sur un partenariat actif avec le secteur privé national.
.Une rencontre décisive avec MOTA-Engil
Dès son arrivée, le patron de l’Économie nationale a entamé des échanges de haut niveau avec le groupe MOTA-Engil Angola, géant portugais reconnu dans les domaines de la construction, de l’ingénierie et de la gestion des déchets. Objectif : établir des passerelles de collaboration concrète en plaçant les entrepreneurs congolais au cœur des futures opérations économiques.
« Pour le gouvernement de la RDC, la meilleure manière d’accéder au marché congolais est de passer par les entrepreneurs locaux », a martelé Daniel Mukoko Samba.
Une vision : catalyser l’investissement par le local
Cette rencontre s’inscrit dans un tournant stratégique où l’État congolais ne se contente plus de courtiser les capitaux étrangers, mais exige désormais que ces investissements bénéficient directement aux acteurs économiques nationaux.
« C’est le sens que nous avons voulu donner à cette mission : offrir un cadre d’échange entre partenaires privés, pour identifier les convergences d’idées, de projets et d’intérêts. Nous pensons que le secteur privé congolais peut être un accélérateur des initiatives », a-t-il ajouté.
Un panel diversifié d’entreprises congolaises présentes
Dans cette optique, plusieurs entrepreneurs congolais de premier plan ont pris part à cette rencontre stratégique. Parmi eux :
PPC Barnet (énergie),
Gecotrans (logistique et transport),
Trade Services (infrastructures et import-export),
Groupe Ledya (multisectoriel, incluant énergie et déchets urbains).
Ces entreprises, porteuses de savoir-faire local, ont présenté leurs projets, capacités techniques et besoins de partenariat, démontrant que le Congo ne manque pas de compétences, mais de relais pour transformer l’expertise en développement concret.
Une diplomatie économique assumée
Le séjour du Vice-Premier ministre à Luanda marque un changement de ton dans la stratégie économique congolaise : moins de discours, plus d’actions ciblées. Il s’agit désormais de faire du secteur privé congolais un levier stratégique pour attirer, structurer et pérenniser l’investissement étranger dans des projets à haute valeur ajoutée.
Charles Muzadi






