Kinshasa, 18 mars 2026 – Le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a procédé à une révision de la structure des prix des carburants terrestres dans la zone d’approvisionnement Sud de la République démocratique du Congo, à l’issue d’une réunion technique tenue le 16 mars 2026.
Cette mesure concerne principalement les sociétés minières et leurs sous-traitants, désormais soumis à une tarification alignée sur les réalités du marché international.
Un ajustement dicté par la conjoncture mondiale
La décision du CSPPP intervient dans un contexte marqué par une hausse significative des cours du pétrole brut sur le marché international. Entre janvier et mars 2026, le prix du baril est passé de 62,5 USD à 103,5 USD, soit une progression de plus de 65 %.
Cette évolution a fortement impacté les coûts d’approvisionnement en produits pétroliers, rendant nécessaire une révision des prix à la pompe afin de refléter les nouvelles réalités économiques.
Fin des subventions et application de la vérité des prix
Depuis les réformes engagées en juillet 2025, les entreprises du secteur minier ne bénéficient plus des subventions de l’État. Elles s’approvisionnent désormais aux prix réels du marché, conformément à la politique de libéralisation progressive du secteur pétrolier.
Cette orientation vise à renforcer la transparence, à réduire la pression sur les finances publiques et à adapter le secteur aux exigences économiques internationales.
Nouveaux tarifs applicables

À l’issue de cette révision, les prix des carburants dans la zone Sud se présentent comme suit :
- Gasoil : 2,43 USD par litre, contre 1,70 USD précédemment
- Essence : 2,08 USD par litre, contre 1,60 USD auparavant
Ces nouveaux tarifs traduisent une hausse notable, susceptible d’influencer les coûts d’exploitation dans le secteur minier.
Référence au taux de change de la BCC
Le taux de change appliqué pour la fixation des prix reste celui publié par la Banque centrale du Congo (BCC), en vigueur la veille de la mise à la consommation. Ce mécanisme permet d’assurer une cohérence dans la formation des prix en fonction des fluctuations monétaires.
Des répercussions attendues sur le secteur minier

L’augmentation des prix des carburants pourrait entraîner une hausse des coûts de production pour les entreprises minières, avec des effets potentiels sur la chaîne logistique et la compétitivité du secteur.
Toutefois, cette mesure s’inscrit dans une dynamique de réforme visant à instaurer un système plus durable, moins dépendant des subventions étatiques et davantage conforme aux standards internationaux.
Une réforme structurelle en marche
À travers cette décision, les autorités congolaises poursuivent la mise en œuvre des réformes engagées dans le secteur des hydrocarbures, avec pour objectif d’assurer une gestion plus efficiente et transparente des ressources énergétiques.
Cmz






