La session ordinaire de mars de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo s’est ouverte lundi à Kinshasa, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays et les enjeux économiques majeurs.
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Dans son discours d’ouverture au Palais du Peuple, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a appelé les institutions et les forces vives de la nation à privilégier l’unité pour faire face aux défis du moment.
« L’heure n’est pas aux divisions internes, mais au rassemblement de toutes les forces vives de la nation », a-t-il déclaré devant les députés.

La situation sécuritaire dans l’Est du pays a largement dominé son intervention. Le président de la Chambre basse a dénoncé l’agression attribuée au Rwanda et à ses alliés du mouvement AFC/M23, qui occupent depuis 2025 certaines localités stratégiques, notamment Goma et Bukavu. Il a également évoqué les attaques récurrentes des ADF dans les territoires de Beni et Lubero, ainsi que dans certaines zones de l’Ituri, à l’origine de déplacements massifs de populations et d’une crise humanitaire persistante.
Face à ces menaces, Aimé Boji a salué la détermination des Forces armées de la RDC et appelé la population à soutenir les efforts du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, commandant suprême des forces de défense et de sécurité.

Sur le plan diplomatique, le président de l’Assemblée nationale a évoqué l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda à Washington en juin 2025, dont la ratification devrait être examinée par le Parlement durant cette session. Il a également mis en avant le partenariat stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis, censé renforcer les investissements, la sécurité et la valorisation des ressources minières du pays.
Sur le plan économique, Aimé Boji a insisté sur la nécessité d’accroître la mobilisation des recettes publiques afin de soutenir les politiques publiques et les investissements structurants. Il a notamment appelé le gouvernement à soumettre un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, dans un contexte marqué par la fluctuation du taux de change et le ralentissement temporaire de certaines recettes minières.
La lutte contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale et la corruption figure également parmi les priorités pour consolider les finances publiques.

La session parlementaire qui s’ouvre s’annonce particulièrement chargée, avec l’examen de plusieurs projets et propositions de lois, la ratification d’accords internationaux et le renforcement du contrôle parlementaire. Un débat d’orientation budgétaire devrait également être organisé afin de définir les grandes priorités économiques du pays.
En clôturant son discours, le président de l’Assemblée nationale a exhorté les députés à faire preuve de responsabilité et de patriotisme pour répondre aux attentes du peuple congolais, dans un contexte où les défis sécuritaires, économiques et diplomatiques restent au cœur de l’actualité nationale.
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