Dans une capitale où certaines urgences se vivent loin des projecteurs, la détresse des habitants de la cité Top Top, au quartier Djelo Binza dans la commune de Ngaliema, vient brutalement rappeler l’ampleur du défi urbain auquel fait face Kinshasa. Alerté par les conseillers communaux de cette municipalité, le sénateur Tony Labila Obial s’est rendu sur place le samedi 7 mars pour constater de visu l’avancée inquiétante d’une tête d’érosion qui menace d’effacer progressivement ce quartier de la carte géographique de la capitale.
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Une réalité alarmante sur le terrain

La descente du sénateur a pris des allures de constat accablant. Sur le terrain, la progression de la tête d’érosion est spectaculaire et destructrice. Des maisons fragilisées, des familles réduites au silence face à l’ampleur des pertes, et un sentiment d’abandon profond dominent le paysage.
À Djelo Binza, la nature avance, implacable. Chaque pluie élargit la plaie. Chaque jour rapproche un peu plus les habitations du précipice. Pour les habitants de la cité Top Top, l’angoisse est devenue un quotidien.
Mais ce qui choque davantage encore est l’absence d’intervention des pouvoirs publics face à cette menace qui, pourtant, met en péril des vies humaines et des infrastructures.
Tony Labila promet un plaidoyer à la hauteur du drame

Visiblement touché par la situation, le sénateur Tony Labila n’a pas caché son indignation devant les réalités observées. Devant une population meurtrie et inquiète, il s’est engagé à porter un plaidoyer fort au plus haut niveau de l’État.
L’élu des élus entend faire entendre la voix des habitants de Top Top auprès du président de la République, Félix Tshisekedi, afin que des instructions claires soient données au gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
L’objectif est clair : mobiliser le ministère des Infrastructures et Travaux publics pour apporter des solutions urgentes et durables face à cette catastrophe environnementale qui menace d’engloutir une partie de Kinshasa.
Un engagement déjà éprouvé sur le terrain
Ce plaidoyer n’est pas un geste isolé. Le sénateur Tony Labila n’en est pas à sa première intervention sur les questions d’érosion et d’infrastructures à Kinshasa.
Les habitants de Mont-Ngafula en savent quelque chose. Grâce à son implication, des démarches avaient été entreprises pour rétablir la circulation interrompue sur la route de Kimwenza, gravement affectée par des têtes d’érosion.
Pour beaucoup d’observateurs, ces initiatives traduisent une volonté constante d’intervenir là où les populations se sentent souvent abandonnées.
Une aide immédiate pour limiter les dégâts

Conscient de l’urgence, le sénateur ne s’est pas présenté les mains vides devant les habitants de la cité Top Top. Au-delà du plaidoyer politique, il a apporté une aide concrète destinée à freiner temporairement la progression de l’érosion.
Un lot important de sacs vides a été remis à la population, accompagné d’une enveloppe financière destinée à soutenir les premiers travaux de protection du site.
Un geste certes modeste face à l’ampleur du problème, mais qui, pour les habitants, constitue déjà un signal de solidarité et d’attention.
L’urgence d’une réponse structurelle

La situation de Djelo Binza dépasse désormais le simple cadre d’une alerte locale. Elle pose, une fois de plus, la question cruciale de la gestion des érosions à Kinshasa, un phénomène qui grignote lentement mais sûrement plusieurs quartiers de la capitale.
Face à cette menace, les habitants de Top Top attendent plus que des promesses : ils espèrent des actions rapides, structurées et durables.
Car si rien n’est fait, c’est tout un pan de la ville qui risque de disparaître et avec lui, les vies et les espoirs de centaines de familles.
Cmz






