En République démocratique du Congo, le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, et Président a.i du parti Augustin Kabuya, a livré une sortie politique ferme et sans détour ce vendredi 16 janvier à l’endroit du président rwandais Paul Kagame, à propos de la question sensible des frontières entre la RDC et le Rwanda. Une prise de position qui intervient dans un contexte diplomatique marqué par la signature de l’accord de Washington, désormais central dans les équilibres régionaux.
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Selon Augustin Kabuya, le discours de Paul Kagame a connu un tournant notable. « Le discours de Kagame a changé à cause de l’accord de Washington », a-t-il affirmé, soulignant que ce texte consacre explicitement le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, ainsi que des frontières héritées de 1885. Pour le cadre de l’UDPS, cette reconnaissance internationale remet en cause les ambiguïtés et les narratifs longtemps entretenus par Kigali sur les limites territoriales entre les deux pays.
Au-delà de l’aspect juridique et diplomatique, la déclaration de Kabuya s’inscrit dans une lecture politique plus large du conflit à l’Est de la RDC. En qualifiant Paul Kagame de « sanguinaire », le secrétaire général du parti présidentiel congolais renforce un discours de dénonciation directe du rôle attribué au Rwanda dans l’instabilité persistante de la région, notamment à travers le soutien présumé aux groupes armés.
Cette sortie marque un durcissement assumé du ton congolais sur la scène politique. Elle traduit la volonté de Kinshasa, à travers ses responsables politiques, de s’adosser aux accords internationaux pour consolider sa position et rappeler que la question des frontières n’est ni négociable ni révisable. Pour l’UDPS, l’accord de Washington ne constitue pas seulement un cadre diplomatique, mais un levier politique pour exiger des actes cohérents avec les engagements pris.
En recadrant publiquement Paul Kagame, Augustin Kabuya envoie un message clair : la RDC entend défendre son intégrité territoriale avec fermeté, sur la base du droit international et de l’histoire, et ne plus tolérer les discours ou pratiques qui remettent en cause sa souveraineté. Une posture qui, si elle se confirme dans les actes, pourrait redéfinir les rapports de force dans la région des Grands Lacs.
Cmz






