Du 16 au 19 janvier 2026, la République démocratique du Congo observera quatre jours consécutifs de repos. Une situation qui, au-delà de son caractère symbolique ou commémoratif, pose une question fondamentale de gouvernance économique. Comme le relève l’acteur de développement Al kitenge, la RDC semble s’être installée durablement dans une logique de gaspillage consacré, où l’accumulation des jours chômés est devenue une norme, rarement interrogée, encore moins évaluée.
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Avec près de 25 jours de repos officiels par an, la RDC figure parmi les pays où le calendrier non productif est particulièrement chargé. Or, dans une économie majoritairement informelle mais structurellement fragile, chaque jour d’arrêt a des conséquences concrètes : baisse de la production, ralentissement de l’administration publique, pertes pour les PME, et désorganisation des services essentiels. Ce sont autant de coûts indirects qui s’additionnent, sans jamais être chiffrés ni intégrés dans les décisions publiques.
Le problème n’est pas le repos en soi, qui est un droit légitime, mais l’absence totale de rationalisation et d’analyse d’impact. Combien ces quatre jours coûteront-ils à l’économie nationale ? Quel sera l’effet sur la collecte des recettes, sur la continuité des services ou sur la compétitivité des entreprises locales ? À ce jour, aucune réponse officielle, aucune étude publique, aucun débat sérieux.

Dans un pays qui aspire à l’émergence, le temps de travail est un levier stratégique, au même titre que les infrastructures ou le capital humain. Continuer à multiplier les jours chômés sans vision revient à envoyer un signal contradictoire aux investisseurs, aux entrepreneurs et aux travailleurs : celui d’un État qui suspend l’activité sans en mesurer les conséquences, pendant que les urgences économiques s’accumulent.
Le moment est venu d’ouvrir un débat lucide et responsable. Non pour supprimer arbitrairement les jours de repos, mais pour les repenser, les regrouper intelligemment, les compenser par des mécanismes de productivité ou, à minima, en évaluer le coût réel. Car une économie qui s’arrête souvent, sans stratégie, finit par payer un prix élevé , un prix que la RDC ne peut plus se permettre d’ignorer.
Cmz






