Afin de préserver le caractère institutionnel et solennel du Palais du Peuple, considéré comme un « haut lieu du débat démocratique et du fonctionnement régulier des organes législatifs », le Président de l’Assemblée nationale, Boji Sangara Aimé, a pris une décision ferme interdisant désormais toute manifestation et tout rassemblement au sein de cette enceinte parlementaire.
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Dans une note officielle adressée aux services de sécurité et à l’administration parlementaire, le Bureau de l’assemblée nationale précise que cette mesure vise à garantir la sérénité des travaux parlementaires, la sécurité des élus et du personnel, ainsi que le respect du rôle républicain du Palais du Peuple.
Selon Boji Aimé, le Palais du Peuple n’est ni une place publique ni un espace de revendication populaire, mais une institution de la République où se discutent et se votent les lois qui régissent la Nation. « Toute tentative de transformer ce lieu en tribune de pression ou d’expression de rue porte atteinte à l’autorité du Parlement et à l’État de droit », souligne-t-il.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la multiplication de rassemblements à proximité immédiate du siège du Parlement, souvent liés à des revendications politiques, sociales ou corporatistes. Des situations qui, selon plusieurs élus, perturbent le bon déroulement des séances plénières et des travaux en commissions.
Les services de sécurité ont été instruits de veiller strictement à l’application de cette mesure, en empêchant toute forme de regroupement non autorisé dans l’enceinte et aux abords immédiats du Palais du Peuple.
Pour de nombreux observateurs, cette interdiction s’inscrit dans une logique de restauration de l’ordre institutionnel et du respect des symboles de la République. Elle vise à protéger l’indépendance du pouvoir législatif face aux pressions extérieures et à garantir un climat apaisé pour le débat démocratique.
En réaffirmant le statut particulier du Palais du Peuple, le speaker de la chambre basse rappelle ainsi que la démocratie ne se construit pas dans la rue, mais dans le respect des institutions et des règles républicaines
Francine Mulumba






