Après la pluie diluvienne du 10 décembre, l’engagement citoyen redonne espoir à Boma. La ville de Boma garde encore les stigmates du drame causé par la pluie diluvienne qui s’est abattue le 10 décembre dernier. Cette catastrophe naturelle, d’une rare violence, a endeuillé des familles, causé des pertes en vies humaines et engendré d’importants dégâts matériels. Routes dégradées, ouvrages fragilisés, infrastructures envahies par des immondices : le visage de la ville s’est trouvé profondément altéré, offrant un tableau aussi triste qu’alarmant.
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Face à cette situation, l’inaction n’était pas une option. Fidèle à sa mission d’agir concrètement pour le bien-être de la communauté, l’ASBL Les Amis de Christelle Pungu (ACP) s’est mobilisée pour répondre à l’urgence. Animée par un profond amour pour Boma et une vision citoyenne du développement local, cette organisation a entrepris des travaux d’assainissement dans les zones les plus affectées par la colère des eaux.

Parmi les actions phares menées, l’assainissement d’un pont local, communément appelé Pont socol, occupe une place centrale. Ce passage stratégique, longtemps envahi par des tas d’immondices charriés et accumulés par la pluie, était devenu impraticable et dangereux pour les usagers. Grâce à l’intervention déterminée de l’ASBL ACP, le pont a été débarrassé des déchets qui y avaient élu domicile, lui rendant ainsi sa fonction première : relier, faciliter la circulation et servir la communauté.

Cette initiative salutaire est le fruit de la volonté et du leadership de la présidente de l’ASBL, Christelle Pungu, dont l’engagement pour Boma ne se limite pas aux discours. Sous son impulsion, le pont socol a retrouvé non seulement sa praticabilité, mais aussi sa présence imposante et symbolique, incarnant l’espoir d’une ville capable de se relever par l’action collective.
Interrogés , les membres de l’ACP n’ont pas caché leur fierté et le sens profond qu’ils attribuent à ces travaux. Pour eux, il s’agit avant tout d’un acte de responsabilité citoyenne, d’un message fort adressé à toute la population : le développement de Boma commence par l’implication de ses propres fils et filles. Ils ont souligné que ces actions, aussi modestes puissent-elles paraître, contribuent à restaurer la dignité de la ville et à prévenir d’autres drames liés à l’insalubrité.

Au-delà de l’assainissement, cette initiative rappelle une vérité essentielle : Boma mérite l’attention, l’amour et l’engagement de ses dignes enfants. Le changement n’est ni un slogan ni une promesse lointaine. Il devient réalité lorsque chaque citoyen, chaque association, chaque leader décide d’agir à son niveau pour le bien commun.
Dans un contexte où les catastrophes naturelles mettent à rude épreuve les villes et les populations, l’exemple de l’ASBL Les Amis de Christelle Pungu s’impose comme un appel à la conscience collective. Boma peut renaître de ses épreuves. Oui, le changement est possible à condition que l’engagement citoyen devienne une culture et non une exception.
Charles Muzadi






