L’avenir de la compagnie aérienne nationale, Congo Airways, s’assombrit de jour en jour, suscitant une profonde inquiétude chez ses employés et le public. Alors que les agents viennent d’atteindre le seuil critique de dix (10) mois d’arriérés de salaires, l’entreprise est frappée par une série de scandales majeurs qui soulèvent de sérieuses questions sur sa gestion et son existence même.
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Deux Scandales Mettent l’Entreprise à Genoux.
L’entreprise serait au cœur de deux affaires retentissantes qui ont mené à des pertes financières considérables et à des accusations internes de mauvaise gestion :
1. Le Détournement de Trois(3) Millions de Dollars
Le premier scandale concerne des contrats mal négociés pour la location d’avions qui auraient fait perdre à Congo Airways près de trois millions de dollars, dont la destination des fonds n’est plus traçable. L’on parle d’un montage financier qui aurait été mal négocié par la Directrice générale Adjointe (DGA) avec des partenaires aux États-Unis d’Amérique et en Afrique du Sud.
L’affaire aurait fait grand bruit, menant à l’audition du Directeur Général (DG) et de la DGA par les services de l’État Congolais. Lors de ces auditions, les deux responsables se seraient rejeté la faute mutuellement, minimisant la responsabilité de chacun dans la gestion de l’entreprise. Face à ce qui est perçu comme un « détournement qui ne dit pas son nom », les gestionnaires auraient tenté de blâmer le conseiller juridique, l’accusant d’avoir donné son accord pour la signature du contrat. Cependant, ce dernier, décrit comme « très aguerri », aurait présenté des éléments contredisant les accusations. Selon les dernières informations, le conseiller juridique aurait été suspendu. L’affaire est toujours en cours.
2. Le « Cartel Colombien » digne d’un Imbroglio avec Air Jordania
Un second scandale, qualifié de « digne d’un cartel colombien », vient de voir le jour : il s’agit des accusations de détournement portées contre l’ancien DG, Lueya Dubier, concernant un million quatre cent dix mille dollars américains destinés à la location d’un Airbus auprès de la compagnie Air Jordania.
Un agent interrogé sur ce sujet nous a révélé qu’une délégation de Congo Airways s’était rendue en Jordanie pour clarifier ce dossier. À leur « grande surprise », la direction d’Air Jordania leur aurait fait comprendre que l’argent était toujours gardé dans leur compte et que l’avion était toujours disponible.
Selon les agents, le conseil d’administration et la direction générale auraient préféré laisser la compagnie sans avions pendant plus de dix mois pour cacher leur « forfait » : l’accusation fausse de détournement portée à l’encontre de l’ancien DG Lueya Dubier, une accusation qui serait à l’origine de la décision du chef de l’Etat Félix Tshisekedi de le remplacer. Contacté, l’ancien DG Dubier n’a pas souhaité s’exprimer, répondant simplement qu’il croit en « la justice de son pays ainsi qu’à Dieu tout-puissant. »
- Quid de l’Existence de Congo Airways ?
Face à cette cascade de scandales et de mauvaises gestions, les agents expriment de grandes inquiétudes quant à la survie de la compagnie. Ces craintes sont d’autant plus vives que le Certificat de Transport Aérien (CTA) de Congo Airways doit expirer en ce mois de décembre 2025. Sans un CTA à jour, la compagnie ne sera plus autorisée à réaliser des services de transport aérien, ce qui pourrait signer son arrêt de mort opérationnel.
Si ces faits sont avérés, les agents appellent l’autorité à sévir avec rigueur face à toutes ces personnes qui « détruisent et humilient les autres à la recherche de leurs intérêts propres. »
- La Détresse Sociale des Agents :De Paiements Réguliers au Désert Salarial
La situation financière des employés est devenue intenable. Les agents expriment leur incompréhension face au contraste saisissant entre les périodes de gestion.
Ils ne comprennent pas comment, sous l’ancien DG Lueya Dubier, ils ont été payés sans interruption tous les mois, alors qu’aujourd’hui, la nouvelle gestion les a menés à dix mois d’arriérés sans paiement de salaires, les plaçant dans une situation sociale précaire.
Face à cette détresse, les agents lancent un appel pressant à la haute hiérarchie pour qu’elle leur trouve une solution immédiate à ces arriérés qui menacent leur survie.
Affaire à suivre…
Joseph Kamanga






