La République démocratique du Congo a commémoré, ce mercredi 3 décembre, le 107ᵉ anniversaire de l’Armistice au rond-point Force publique, dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa. Une cérémonie à forte portée symbolique, marquée par des hommages appuyés aux anciens combattants et par la reconnaissance des efforts de paix du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
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Officiant au nom du gouvernement, le ministre délégué à la Défense nationale en charge des anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi, a rappelé la contribution des soldats congolais aux deux guerres mondiales, soulignant que « la guerre détruit, la paix construit » et que l’unité demeure la clé de la cohésion nationale. Il a plaidé pour la restauration de la dignité des vétérans, leur reconnaissance nationale et l’amélioration de leur prise en charge, annonçant la poursuite des réformes à travers son projet de loi portant statut des anciens combattants.

En présence de plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Anwar Baroute, le ministre a également salué l’engagement du Chef de l’État pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale, mentionnant sa présence à Washington pour la signature de l’accord de paix. Il a rendu un hommage appuyé aux FARDC pour « leur bravoure et leur sens du sacrifice au service de la République ».
Moment de mémoire et de pédagogie civique, la cérémonie a rappelé à la jeunesse les hauts faits des aînés, matérialisés par les noms de plusieurs avenues de Kinshasa — Gambela, Birmanie, Saïo, Assossa, Tabora, Mahenge, Dodoma — témoins des théâtres d’opérations où les combattants congolais ont marqué l’histoire.
La commémoration s’est achevée par le dépôt de gerbes de fleurs au mémorial des anciens combattants, la remise de vivres aux vétérans et la visite de l’hôpital des anciens combattants, en pleine réhabilitation — autant de gestes pour honorer une dette de reconnaissance envers ceux qui ont « donné leur sang pour que vive la Nation ».
Charles Muzadi






