La République Démocratique du Congo traverse un moment critique sur le plan économique. Selon l’Honorable Professeur Godé Mpoy, l’appréciation jugée « obscène » du franc congolais, combinée à un déficit budgétaire abyssal, menace sérieusement la stabilité des finances publiques.
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Depuis août 2025, le déficit a franchi la barre des 730 milliards de francs congolais, poussant le gouvernement à recourir massivement aux bons du Trésor pour tenter de combler le gouffre. Mais cette manœuvre financière ne fait que repousser l’inévitable : la dégradation continue des équilibres macroéconomiques.
À l’horizon décembre 2025, les perspectives sont encore plus sombres. Le taux de change artificiellement maintenu risque d’éroder les recettes des grandes régies financières, notamment la DGDA et la DGRAD, déjà fragilisées. Seule la DGI semble encore tenir le cap, grâce à la rétroactivité « in mitius » de l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP). Mais cette résistance pourrait s’effriter sous la pression des contentieux de l’IPR, de la TVA et autres taxes.
Plus inquiétant encore, dans le secteur minier, les entreprises continuent de payer les salaires en dollars tout en effectuant les retenues fiscales en devises, mais reversées en francs congolais à la DGI — une pratique qui viole le cadrage macroéconomique du budget 2025 et accentue le déséquilibre monétaire.
Pour le Professeur Mpoy, les signaux sont clairs :
« L’avenir économique de la RDC est sombre. Il y a des nuages qui annoncent l’orage dans le ciel économique. L’économie, c’est un billard à plusieurs bandes. »
Face à ce diagnostic lucide, la RDC se trouve à la croisée des chemins : corriger ses politiques budgétaires et monétaires ou s’enfoncer dans une spirale de déséquilibres structurels qui menaceront son avenir .
Charles Muzadi






