Le professeur et Député national Gode Mpoyi Kadima, membre de la majorité au pouvoir (Union sacrée), a tiré la sonnette d’alarme face aux méthodes utilisées par le gouvernement pour stabiliser artificiellement le taux de change.
Contact Rédaction: +243898888208 temp26cd@gmail.com
Un diagnostic clair : manque de dollars sur le marché
Selon l’élu, la dépréciation du franc congolais trouve son origine dans le déficit des devises dans l’économie nationale. Pour y remédier, le gouvernement a choisi une voie risquée : la compression des dépenses publiques. Cette approche se traduit par des retards de paiement des agents de l’État, l’accumulation d’arriérés de salaires et l’absence de frais de fonctionnement.
Une stratégie contre-productive
Gode Mpoyi dénonce cette méthode qu’il juge « déconseillée en économie », car elle :
freine la demande globale,
viole les échéances sociales,
fait souffrir la population,
réduit l’espace fiscal,
et risque de provoquer des remous sociaux.
À cela s’ajoute l’injection ponctuelle de devises par la Banque centrale du Congo (BCC), une solution qualifiée de « demi-mesure » qui pourrait, à moyen terme, épuiser les réserves de change et relancer l’hyperinflation.
Des chiffres contestés
Pour le député, l’annonce d’un taux d’inflation limité à 7 % ne reflète pas la réalité du marché. « C’est un maquillage destiné à rassurer sur la longévité du gouvernement », a-t-il déclaré, estimant que ni les marchés ni les chercheurs sérieux ne confirment ce chiffre.
Un appel à des réformes structurelles
Plutôt que de faire peser les sacrifices sur la population, Gode Mpoyi propose une série de mesures pour assurer une stabilité monétaire réelle :
contrôler le rapatriement des devises par les sociétés minières,
renforcer la mobilisation des recettes internes,
racheter la fiscalité en devises afin de consolider les réserves,
payer les agents de l’État à temps,
et surtout, engager résolument la diversification de la production pour réduire la dépendance aux matières premières.
Préserver l’héritage du premier mandat
En conclusion, l’élu rappelle qu’une mauvaise gestion monétaire risque de faire oublier les acquis du premier mandat du Président Félix Tshisekedi (PR05). Il appelle le gouvernement à changer de cap pour garantir une stabilité durable et crédible, constatée dans la vie quotidienne des Congolais et non pas seulement « sur les ordinateurs ».
Charles Muzadi






