Nationale n°1 — Chaque jour qui passe semble confirmer une triste réalité : la route nationale numéro 1 est devenue l’une des plus dangereuses du pays. Aucun jour ne s’écoule sans que l’on déplore un accident, parfois bénin, souvent grave, et malheureusement trop souvent mortel.
Loin d’être un simple axe de circulation, la Nationale 1 est un véritable corridor vital qui relie plusieurs grandes villes. Elle voit passer des centaines de véhicules chaque heure : voitures particulières, poids lourds, bus, taxis, motos… Ce flot ininterrompu, combiné à l’état parfois dégradé de la chaussée et au comportement imprudent de certains conducteurs, transforme cette route en piège permanent.

Un bilan qui alarme
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon les dernières statistiques fournies par les autorités routières, une moyenne de 3 à 5 accidents est enregistrée chaque jour sur cet axe. Le week-end, les chiffres grimpent encore, notamment à cause de la vitesse excessive, du non-respect du code de la route, et parfois de la conduite en état d’ébriété.
« C’est devenu une loterie, confie un chauffeur de taxi longue distance. Chaque fois que je prends la Nationale 1, je me demande si j’arriverai entier à destination. »
Des causes multiples
Plusieurs facteurs contribuent à cette situation alarmante. D’abord, l’état de la route : certaines portions sont marquées par des nids-de-poule, une signalisation défaillante, et un éclairage public quasi inexistant la nuit. Ensuite, le comportement des usagers : dépassements dangereux, refus de priorité, vitesse excessive, et conduite imprudente des motocyclistes.
À cela s’ajoute un manque criant de contrôle routier. Trop peu de radars, trop peu de patrouilles, et une impunité qui encourage certains conducteurs à prendre tous les risques.

Des solutions en attente
Face à cette situation préoccupante, les autorités promettent des actions. Des travaux de réhabilitation ont été annoncés, tout comme le renforcement des contrôles routiers. Mais sur le terrain, les effets tardent à se faire sentir.
En attendant, ce sont les usagers qui paient le prix fort, parfois au prix de leur vie. La Nationale 1, qui devrait être un axe de développement et de mobilité, est en train de devenir un symbole de négligence et de danger.
Un appel à la responsabilité collective
Au-delà des mesures gouvernementales, un changement de mentalité s’impose. Les conducteurs doivent prendre conscience qu’une simple inattention peut coûter des vies. La sécurité routière est l’affaire de tous, et il est temps que chacun prenne ses responsabilités.
Francine Mulumba






