À la veille d’un vote décisif sur la pétition visant le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, une rencontre hautement stratégique s’est tenue dimanche à Kinshasa entre l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).
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Conduite par son secrétaire général, Billy Kambale, la délégation de l’UNC a échangé avec Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, en présence de plusieurs députés nationaux des deux camps. Cette réunion, qui intervient dans un climat politique tendu, a été perçue comme une démonstration de solidarité entre les deux formations piliers de l’Union sacrée.
Une alliance mise à l’épreuve
Si l’UDPS et l’UNC sont historiquement liées par leur proximité avec le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, les secousses actuelles à l’Assemblée nationale testent la solidité de leur alliance. Vital Kamerhe, président de l’UNC et de la chambre basse, se retrouve au centre d’une offensive parlementaire : une pétition de déchéance qui sera soumise au vote ce lundi.
Pour ses partisans, cette initiative n’est rien d’autre qu’une manœuvre politique visant à affaiblir un allié de poids du Chef de l’État. Pour ses détracteurs, elle traduit une volonté de « moraliser la gestion » du perchoir parlementaire.
L’enjeu du vote de lundi
La rencontre entre Kabuya et Kambale traduit la volonté des deux partis de sauvegarder la cohésion au sein de la majorité présidentielle. Car, au-delà du sort de Kamerhe, c’est l’équilibre politique de l’Union sacrée qui se joue. Un vote défavorable à l’UNC fragiliserait non seulement la présidence de l’Assemblée, mais aussi l’architecture de la coalition qui soutient le Chef de l’État.
À Kinshasa, observateurs et analystes s’accordent : ce lundi pourrait marquer un tournant politique majeur. Soit la majorité resserre les rangs, soit elle s’expose à une fracture aux conséquences imprévisibles.
Charles Muzadi






