Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a une fois de plus pris à bras-le-corps la question des embouteillages chroniques qui paralysent la capitale congolaise. Au cours du Conseil des ministres du vendredi 19 septembre, le Chef de l’État a exprimé son insatisfaction quant à la gestion actuelle de la circulation à Kinshasa, donnant des instructions fermes à plusieurs membres du gouvernement.
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Des instructions ciblées aux vice-Premiers ministres

Trois VPM ont été directement chargés de proposer et de mettre en œuvre des solutions concrètes :
Jacquemin Shabani (Intérieur) : renforcer rapidement les capacités du personnel de la Police de circulation routière (PCR) et doter ce service d’une logistique conséquente.
Guy Kabombo Muadiamvita (Défense) : mettre à disposition, en urgence, une unité spéciale des FARDC pour appuyer les policiers de la circulation dans les carrefours stratégiques et contribuer à fluidifier la circulation.

Jean-Pierre Bemba (Transports) : élaborer de manière urgente un plan global de gestion du trafic, incluant notamment la construction de parkings modernes afin de désengorger les artères principales de la ville.
Les motos interdites d’accès au centre-ville

Autre mesure phare : le Chef de l’État a tranché sur la question des motos, dont la prolifération aggrave la congestion et multiplie les risques d’accidents. L’accès des motocyclistes au centre-ville est désormais strictement interdit.
Un signal fort pour une capitale sous pression
Avec plus de 15 millions d’habitants et un parc automobile en constante augmentation, Kinshasa fait face à un défi majeur de mobilité urbaine. En prenant personnellement la main sur ce dossier, Félix Tshisekedi envoie un signal fort : l’amélioration de la circulation n’est pas un simple enjeu de confort, mais une question de productivité économique, de sécurité et de qualité de vie.
Reste à savoir si ces mesures, déjà saluées par une partie de l’opinion, se traduiront rapidement par un soulagement concret pour les Kinois, quotidiennement confrontés à des embouteillages qui peuvent durer des heures.
Joseph Kalupala






