Les autorités sanitaires de la République Démocratique du Congo ont officiellement déclaré une épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province du Kasaï, où 28 cas suspects et 15 décès, dont quatre professionnels de santé, ont été enregistrés au 4 septembre 2025.
L’épidémie touche actuellement les zones de santé de Bulape et de Mweka, où les patients présentent des symptômes caractéristiques : fièvre élevée, vomissements, diarrhée et hémorragies. Des prélèvements envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa ont confirmé, le 3 septembre, la présence du virus Ebola.
Face à cette situation, une équipe nationale d’intervention rapide a été déployée, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des experts en épidémiologie, gestion des cas, laboratoire et prévention des infections sont déjà à pied d’œuvre pour contenir la propagation.
L’OMS a également acheminé deux tonnes de matériel médical, dont des équipements de protection individuelle et un laboratoire mobile. Le gouvernement congolais a précisé que le pays dispose d’un stock de médicaments ainsi que de 2 000 doses du vaccin Ervebo, déjà disponibles à Kinshasa et prêtes à être envoyées au Kasaï pour vacciner en priorité les personnes contacts et les personnels de santé.
La RDC n’en est pas à sa première épidémie : le pays a enregistré 15 flambées d’Ebola depuis la découverte du virus en 1976. Dans le Kasaï, des précédentes épidémies avaient déjà été signalées en 2007 et 2008. La dernière épidémie connue, dans la province de l’Équateur en 2022, avait été maîtrisée en moins de trois mois.
Les autorités appellent à la vigilance, au respect strict des mesures de prévention, et à la collaboration de la population pour freiner la propagation du virus.
Joseph Kalupala






