Installé en exil en Belgique, Pero Luwara, journaliste congolais connu pour ses enquêtes incisives et ses critiques tranchantes contre le régime de Kinshasa, a été victime d’une attaque brutale le soir du mercredi 27 août 2025 à Bruxelles.
Selon des témoins, un groupe de sept à huit hommes armés de couteaux l’ont pris par surprise, l’assaillant avec une violence inouïe. La victime a reçu de nombreux coups, notamment à la tête et aux bras, dans ce qui ressemble fortement à une tentative d’élimination physique.
Malgré ses blessures, Luwara est apparu dans un reportage télévisé, le visage et la main bandés. Loin de céder à la peur, il a affirmé avec détermination :
« Je ne vais pas arrêter le combat pour libérer le Congo ».
Cette agression soulève de vives inquiétudes sur la sécurité des journalistes congolais en exil, qui continuent de faire face à des menaces et des intimidations même hors du territoire national. Pour de nombreux observateurs, l’attaque contre Luwara traduit un climat de répression étendue, où la critique journalistique est perçue comme un danger à abattre.
Les autorités belges ont ouvert une enquête, tandis que du côté de Kinshasa, le silence officiel interroge. S’agit-il d’un simple fait divers de violence urbaine, ou d’une opération ciblée contre une plume devenue trop dérangeante ?
Au-delà des faits, la réaction de Luwara démontre qu’aucune blessure ne saurait étouffer la voix d’un journaliste engagé, convaincu que la vérité reste une arme plus puissante que la violence.






