La République démocratique du Congo vient d’assister à un geste aussi rare que courageux : la démission publique d’un officier supérieur de la Police nationale congolaise, le commissaire principal Mboso Kazadi Junior.
Dans une vidéo qui embrase la toile, il dénonce ce que beaucoup soupçonnaient déjà, mais que peu osaient dire à haute voix : la complicité directe entre des criminels et une partie de la hiérarchie policière.
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Faut-il encore s’étonner que nos rues restent livrées à l’insécurité, quand ceux censés protéger les citoyens pactisent avec ceux qui sèment la terreur ? Quand les bandits arrêtés sont libérés aussi vite qu’ils sont interpellés, sous l’œil complice d’officiers censés incarner l’ordre et l’intégrité ?
Le coup de tonnerre Mboso révèle un malaise plus profond : une police infiltrée, dévoyée, rongée par des taupes qui trônent au sommet. Ses propos sont sans appel : les rapports transmis au Commissaire général ne reflètent pas la vérité, mais une version maquillée, arrangée, falsifiée. Autrement dit, la hiérarchie couvre, manipule et trahit.
Face à ce scandale, une question s’impose : peut-on encore espérer une police républicaine dans ces conditions ?
L’officier démissionnaire a eu le courage de dire non, de se retirer, plutôt que de continuer à servir une institution où la vérité se noie et où les criminels sont protégés.
Son cri d’alarme ne s’adresse pas seulement à la population, mais au sommet de l’État. Félix Antoine Tshisekedi, commandant suprême de la police, est désormais interpellé. Le silence ou l’inaction ne seraient pas seulement une faute politique, mais un abandon pur et simple du peuple congolais face à l’insécurité.
La démission de Mboso Kazadi Junior est plus qu’un acte individuel. C’est un signal rouge qui oblige à choisir : soit assainir la police et briser les complicités criminelles, soit accepter que la PNC demeure une coquille vide, complice de ceux qu’elle prétend combattre.
Et alors, posons la vraie question : qui protège qui, en RDC ?
Charles Muzadi.






