Le procès de l’ancien président Joseph Kabila continue de faire couler beaucoup d’encre en République démocratique du Congo. Alors que la partie civile réclame à l’ex-chef de l’État la somme colossale de 24 milliards de dollars pour trahison, le débat judiciaire prend une tournure de plus en plus déroutante.
Sorti de son silence, l’ancien gouverneur du Lualaba et figure politique connue, Richard Muyej Mangez Mans, a réagi avec indignation :
« Le scandale est immense et m’invite au débat, j’y suis désormais et j’y reste. Au procès Kabila, on réclame 24 milliards de dollars pour trahison, mais soudain il devient espion ayant usurpé la nationalité congolaise. Curieux paradoxe : Comment trahir un pays dont on ne serait même pas citoyen ? »
Cette déclaration frise les contradictions flagrantes qui entourent le dossier. Le ministère public affirme que Joseph Kabila est Congolais, tandis que la partie civile le décrit comme un « agent double » ayant usurpé sa nationalité. À cela s’ajoute un autre paradoxe relevé par Muyej : l’État congolais, dans ce procès, joue à la fois le rôle de victime, de juge et d’accusateur.
Un scénario qui, selon lui, s’apparente à une pièce de théâtre politique où l’identité et les accusations évoluent au gré des besoins. « Justice ou tragédie nationale ? » s’interroge-t-il, en concluant que, dans son pays, « même les procès ont des rebondissements dignes d’un feuilleton ».
Une justice en quête de crédibilité
Ce procès, hautement symbolique, soulève des questions de fond sur la justice congolaise : cherche-t-on à établir la vérité ou à orchestrer un spectacle judiciaire à des fins politiques ? L’opinion publique est divisée, mais une chose est sûre : la crédibilité des institutions est en jeu.
En pointant du doigt les incohérences du dossier, Richard Muyej vient rappeler que le respect du droit et la rigueur judiciaire doivent primer sur les calculs politiciens. Dans un pays où la soif de justice est immense, les Congolais méritent une justice équitable, loin des contradictions et des mises en scène.
la Rédaction






