Le feuilleton judiciaire autour de Constant Mutamba, surnommé par certains « le crocodile de Lubao », arrive à un tournant décisif. Alors que la sentence est attendue dans les prochains jours, le climat autour du procès devient de plus en plus mythique et hautement symbolique.
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Depuis plusieurs semaines, l’homme politique vit au rythme de veillées de prière organisées et médiatisées, sous l’orchestration de la célèbre Maman Guerda, connue comme « la femme de Jésus ». Ces rassemblements, largement relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux, soulèvent une interrogation majeure : s’agit-il d’un véritable retour vers Dieu ou d’une stratégie populiste pour attendrir l’opinion publique et influencer la perception du procès ?
Mutamba entre foi et stratégie
Certains observateurs voient dans ces prières une marque d’humilité face à l’incertitude de la justice. Mais d’autres dénoncent une instrumentalisation de la foi, transformant la spiritualité en levier politique. « S’il cherche Dieu, pourquoi tant de caméras ? », ironise un analyste qui rappelle qu’autrefois, Mutamba était en froid avec plusieurs structures ecclésiastiques dont il avait, selon ses détracteurs, « compromis le fonctionnement ».
Aujourd’hui, le contraste est saisissant : l’homme qui défiait l’univers religieux se retrouve entouré de chants, de prières et de prophéties. Est-ce une peur viscérale face à l’issue du procès, ou bien une façon de consolider son image d’innocent persécuté ?
Un procès sous tension
Ce virage mythique intervient alors que le dossier judiciaire reste entouré de zones d’ombre et de spéculations. Des manifestations populaires sont déjà annoncées pour réclamer l’acquittement de Constant Mutamba, ce qui prouve que l’affaire dépasse désormais le strict cadre judiciaire pour s’inscrire dans une bataille d’opinion.
Un feuilleton loin d’être terminé
À Kinshasa comme dans les provinces, le nom de Mutamba polarise les débats : héros incompris pour les uns, manipulateur redoutable pour les autres. Mais une chose est certaine : ce procès est encore loin de son dernier épisode. Et chaque geste, chaque prière, chaque manifestation devient une pièce supplémentaire d’un théâtre politico-judiciaire où tout reste possible.
Le peuple, lui, attend. La justice tranchera. Mais dans ce climat où la religion et la politique s’entrelacent, la vérité judiciaire semble désormais concurrencée par une vérité spirituelle.
Dossier à suivre…






