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Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, sociaux et éducatifs, la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a reçu ce mardi dans son cabinet les présidents des Conseils provinciaux de la jeunesse, venus des 26 provinces de la République Démocratique du Congo. Cette rencontre intervient à l’occasion des élections du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), une instance clé pour l’avenir de la représentation des jeunes.
Un hommage aux victimes et un appel à l’unité
Dès l’entame de l’audience, la Ministre a tenu à présenter ses condoléances aux familles touchées par les récentes violences dans l’Est du pays. Un geste à forte portée symbolique qui rappelle que la jeunesse congolaise, avant d’être actrice du développement, reste aussi une victime des crises qui secouent la nation.
« La jeunesse est au cœur de la résilience nationale. Malgré les épreuves, elle demeure la force vive capable de bâtir un avenir meilleur », a déclaré Mme Ombae Kalama, réaffirmant son engagement à accompagner la relève.
Les doléances de la jeunesse : un cri pour l’avenir
Au sortir de la rencontre, la présidente du Conseil Provincial de la Jeunesse du Haut-Lomami, porte-parole de la délégation, a livré l’essentiel des préoccupations exprimées par ses pairs.
Parmi elles :
L’autonomisation et la formation professionnelle des jeunes filles et garçons, jugées encore trop limitées dans les provinces ;
L’application effective de l’arrêté permettant aux jeunes filles enceintes de poursuivre leur scolarité, avec la création de centres adaptés pour éviter toute stigmatisation et garantir un cadre d’étude respectueux.
« L’encadrement des jeunes ne doit plus être une option, mais une priorité nationale. Nos provinces ont soif de programmes concrets qui donnent aux jeunes des outils pour construire leur avenir », a insisté la porte-parole.
L’engagement de la Ministre : écouter pour agir
Face à ces interpellations, la Ministre du Genre a promis de prendre en compte ces doléances dans ses programmes à venir. Une ouverture qui laisse entrevoir la possibilité d’une politique publique plus inclusive, où les jeunes deviennent co-acteurs des décisions qui les concernent.
Un signal fort pour le Conseil National de la Jeunesse
Cette rencontre, au-delà de son aspect protocolaire, apparaît comme un signal fort : la jeunesse congolaise ne veut plus rester spectatrice. À travers le CNJ et ses ramifications provinciales, elle réclame désormais des actes concrets pour répondre à ses attentes.
Dans un pays où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, les décisions prises aujourd’hui conditionneront l’équilibre social et le développement de demain. Le dialogue engagé entre la Ministre et les jeunes présidents provinciaux marque ainsi une étape nécessaire, mais appelle surtout à des suites tangibles.
En somme,La rencontre entre la Ministre du Genre et les présidents provinciaux de la jeunesse n’est pas seulement un échange institutionnel, c’est un plaidoyer en faveur d’une jeunesse mieux encadrée, mieux formée et véritablement prise en compte dans la marche de la République.
Charles Muzadi






