Kinshasa, 19 août 2025. — Depuis mars 2025, les bureaux d’enrôlement et de délivrance des passeports biométriques congolais ne fonctionnent plus normalement. Ceux qui avaient commandé leurs documents dans l’ancien système attendent toujours, sans aucune réponse officielle. Résultat : une frustration généralisée et un sentiment d’abandon grandissant parmi les citoyens.
Une crise administrative aux lourdes conséquences
Cette rupture dans la délivrance des passeports ne relève pas seulement d’un désagrément bureaucratique. Elle bloque des milliers de Congolais dans leurs projets : études à l’étranger, missions professionnelles, soins de santé à l’extérieur, voyages familiaux, ou tout simplement le droit fondamental de circuler librement.
Sans passeport, certains ne peuvent même plus justifier leur identité, exposés à des complications administratives ou juridiques.
Silence officiel, colère citoyenne
Malgré l’ampleur de la crise, les autorités compétentes n’ont fourni aucune explication claire. Pas d’annonce officielle, pas de calendrier de reprise, pas même une communication transparente pour apaiser les inquiétudes.
Un silence que beaucoup qualifient d’irresponsable et de méprisant face aux sacrifices financiers et aux attentes légitimes de la population.
Une interpellation nécessaire
La situation interpelle directement le gouvernement :
- Pourquoi les passeports ne sont-ils plus disponibles depuis mars ?
- Que devient l’argent des citoyens qui avaient payé pour un service non rendu ?
- Quelles mesures urgentes sont prévues pour rétablir ce droit fondamental ?
Les Congolais ne demandent pas un luxe, mais simplement le respect de leurs droits et de leur dignité.
Un appel au sursaut administratif
À l’heure où la RDC cherche à renforcer son image à l’international, laisser pourrir un dossier aussi sensible que celui des passeports risque de ternir davantage sa crédibilité.
Il est temps que les autorités compétentes sortent de leur mutisme et apportent des réponses concrètes. Car priver les citoyens de passeport, c’est les priver d’avenir, et cela équivaut à leur fermer le monde
Charles Muzadi






