Les communes de Lingwala , Kinshasa et Barumbu vivent ces dernières semaines au rythme d’un véritable calvaire routier. Des travaux de voirie, lancés simultanément sur plusieurs axes, transforment les avenues en véritables labyrinthes boueux et poussiéreux, sans issue claire pour la circulation.
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Si ces chantiers sont censés moderniser l’infrastructure routière, leur exécution révèle une absence criante de coordination. La REGIDESO – responsable de l’entretien du réseau de distribution d’eau – n’intervient pas en amont pour protéger ou réaménager la tuyauterie. Résultat : les engins de chantier, en creusant et en compactant, endommagent des conduites d’eau, provoquant des fuites massives. Ces pertes non seulement gaspillent une ressource précieuse, mais transforment les artères en bourbiers impraticables, ralentissant encore davantage le trafic.
À cela s’ajoute la fermeture simultanée de plusieurs tronçons, sans mise en place de véritables voies de déviation. Les automobilistes et transporteurs se retrouvent piégés dans des embouteillages interminables. Les bus et taxis, contraints de rallonger leurs trajets et de consommer plus de carburant, répercutent cette contrainte sur les passagers : les tarifs de transport grimpent en flèche, alourdissant le quotidien déjà difficile des habitants.
Dans une capitale où la mobilité est déjà un défi, cette situation met en lumière le manque de planification interservices et appelle à un changement urgent dans la manière de mener les travaux publics. Car moderniser la ville ne devrait pas rimer avec asphyxier ses habitants.
Francine Mulumba






