Le Ministère Provincial de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a publié une circulaire formelle interdisant l’exposition des malades dans les lieux publics à des fins pécuniaires. Cette mesure vise à mettre fin à une pratique préoccupante observée dans plusieurs coins de la capitale, notamment aux ronds-points, carrefours et marchés, où des malades sont affichés à la vue de tous dans un contexte de mendicité ou de marchandage.
Selon le ministre provincial Dr. Gonzo Arakaza Patrieen, cette pratique constitue une atteinte grave à la dignité humaine, contraire à l’article 16 de la Constitution du 18 février 2006, qui garantit à toute personne le respect de la dignité humaine. Le ministère rappelle que ces actes ternissent l’image de la société et violent les principes fondamentaux de respect et de décence.
Une réponse ferme à une dérive sociale
« Il s’agit de préserver les valeurs humaines et de faire respecter la loi », indique le ministère dans sa note circulaire.
Les personnes malades concernées devront être immédiatement transférées dans les Zones de Santé pour recevoir une prise en charge adéquate, et non laissées à l’abandon dans les rues, exposées aux intempéries et à la stigmatisation.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Le document avertit que tout contrevenant à cette interdiction s’expose à des sanctions sévères, conformément aux dispositions légales sur la protection de l’enfant et la lutte contre la mendicité (loi n°09/001 du 10 janvier 2009 et décret du 23 mai 1896 relatif au vagabondage et à la mendicité).
Le Ministère appelle donc les autorités policières, municipales et administratives à veiller scrupuleusement à l’application de cette mesure, qui s’inscrit dans une démarche de protection des plus vulnérables et de lutte contre l’instrumentalisation de la misère humaine.
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