Alors que l’examen d’Etat est censé incarner le mérite , l’effort et la compétence , un phenomene honteux , batisé » laboratoire » , continue de gangrener en silence le système éducatif congolais . Depuis plusieurs décennies , cette pratique fraduleuse s’est enracinée au point de devenir une routine tolérée , voire ignorée , par ceux-là meme qui devraient y mettre un terme .
Un silence complice
Aucune pandémie n’a autant affecté le futur d’un pays que ce fléau éducatif. Pourtant , aucun, progres public n’a été organisé , aucune sanction exemplaire rendue visible. La presse garde silence , les autorités détournent le ragrd . Cest comme si le « laboratoire » n’existait pas… alors qu’il se reproduit chaque année dans une impunité totale et généralisée.
Une fraude bien huilée
Le « mode opératoire » frole l’inconcevable : des enseignants souvent les memes qui ont preparé les candidats tout au long de l’année , se retient dans des lieux discrets , reçoivent les questionnaires en avance , les résolvent à huis clos , puis renvoient les réponses aux éléves , parfois via les surveillants… avec la complicté de certains agents de sécurité et l’indifference de l’inspecteur chef de centre.
Des conséquences désastreuses
Une chute drastique du niveau intellectuel des diplomés
Des formations bâclées et une jeunesse mal préparée à la vie active
La corruption érigée en modèle de réussite
Une élite intellectuelle rare et fragile
Un pays qui s’enfonce dans un sous-développement structurel
Il est temps d’agir
Face à cette marchine de tricherie nationale , l’heure n’est plus à la tolérence . Il faut des procés publics , des sanctions severent et une reforme profonde du systeme d’evaluation. Le « laboratoire » n’est pas seulement une fraude : c’est frabrication du chaos qui hypothèque l’avenir de toute une génération.
Le vrai combat pour le développement commence dans la salle d’examen. Luttons pour l’intégrité éducative , ou préparons-nous à compter nos intégrité éducative , ou préparons-nous à compter nos ingénieurs , médecins , juristes et cadres sur les doigts d’une seule main
Yves Ekuya






