Entre Doha et Kinshasa, un ballet diplomatique s’intensifie en faveur de la restauration de la paix en République Démocratique du Congo.
la vice-ministre des Affaires étrangères, Gracia Yamba Kazadi, a échangé à Kinshasa avec le Chargé d’Affaires de l’État du Qatar, Shafi Al-Hajri. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, avec la volonté partagée d’instaurer des consultations politiques régulières entre les deux pays.
Ce rendez-vous diplomatique intervient dans un contexte régional tendu mais porteur d’espoir. À Doha, la médiation qatarie, soutenue par les États-Unis, poursuit son travail discret mais intense pour rapprocher Kinshasa et Kigali. Le conseiller principal américain pour l’Afrique, Massad Boulos, y conduit les consultations préparatoires en vue d’un accord final, qui pourrait être signé à Washington en présence des présidents Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump.
En parallèle, des pourparlers se poursuivent entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23, avec pour objectif l’adoption d’une déclaration de principes, étape cruciale vers un accord de paix global.
À Kinshasa, l’agenda diplomatique s’élargit. Le ministre d’État qatari chargé de l’Intérieur, Cheikh Abdulaziz bin Faisal, a tenu des discussions séparées avec son homologue rwandais et avec le vice-premier ministre congolais en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation.
La société civile congolaise, de son côté, appelle à une médiation africaine inclusive, portée par des figures de légitimité. Un message relayé le même jour à Kinshasa, lors d’une rencontre entre plusieurs organisations citoyennes et deux anciennes présidentes africaines, Catherine Samba-Panza (Centrafrique) et Sahle-Work Zewde (Éthiopie), membres du Panel de facilitation pour la paix en RDC.
Cette convergence d’efforts – diplomatie bilatérale, initiatives internationales et mobilisation citoyenne – traduit une volonté commune : faire taire les armes et jeter les fondations d’une paix durable dans l’Est du pays.
Charles Muzadi






