Alors que la capitale traverse une saison sèche, l’avenue Kabambare, dans la commune de Kinshasa, offre un spectacle pour le moins consternant : chaussée dégradée, flaques d’eaux stagnantes, circulation difficile… et l’indignation d’une population qui se sent abandonnée.
À quelques mètres du prestigieux lycée Kabambare, l’un des établissements scolaires emblématiques de la capitale, l’état de délabrement avancé de l’avenue qui porte le même nom scandalise. En pleine saison sèche, l’on s’étonne encore de voir de grandes quantités d’eau stagnantes sur la chaussée, transformant certains tronçons en mares boueuses.
Une artère stratégique en ruine
L’avenue Kabambare n’est pas un simple axe secondaire. Elle relie deux points clés de la capitale : le rond-point Huileries dans la commune de Lingwala jusqu’à Bon Marché, dans la commune de Barumbu, en traversant des zones densément peuplées et commerçantes. Pourtant, cette route sombre lentement, mais sûrement, dans l’oubli total.
Des nids-de-poule profonds, des parties entières effondrées, et une chaussée visiblement sans entretien depuis des années. Le tout accentué par une absence de canalisations efficaces, ce qui explique la stagnation anormale des eaux, même sans pluie.
Une gêne quotidienne pour les usagers
Les conducteurs qui osent encore emprunter ce tronçon témoignent de véritables parcours du combattant. Les motocyclistes sont contraints de zigzaguer entre les flaques, au péril de leur sécurité. Quant aux bus de transport en commun, nombreux sont ceux qui préfèrent contourner complètement la zone, isolant davantage les riverains.
« On ne comprend pas comment, en saison sèche, on a encore de l’eau sur la route », s’indigne une vendeuse au bord de la chaussée. « On parle de modernisation de Kinshasa, mais regardez Kabambare ! »
Un appel aux autorités
Pour les habitants, la situation devient intenable et mérite une intervention urgente des autorités municipales et du gouvernement provincial. D’autant plus que la proximité avec un établissement scolaire majeur comme le lycée Kabambare donne à cette avenue un caractère éducatif et symbolique fort.
« L’état de cette route n’est pas seulement une question de confort, c’est aussi une question de dignité, de santé publique et d’éducation », martèle un parent d’élève.
En attendant un éventuel programme de réhabilitation, Kabambare reste un reflet criant des inégalités urbaines à Kinshasa. Une avenue de mémoire, devenue symbole d’abandon.
Joseph Kalupala






