L’effervescence règne dans la capitale congolaise depuis ce mercredi 16 juillet, date du lancement officiel du tout premier festival mondial de la musique et du tourisme. La cérémonie d’ouverture, tenue au Centre culturel d’Afrique centrale, a été présidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, donnant le coup d’envoi pour trois jours de festivités rythmées et culturelles.

Autour du Palais du Peuple et dans le quartier Beau-vent, dans la commune de Lingwala, l’ambiance est électrique. De nombreux Kinois affluent vers les guichets aménagés sur le parking du Parlement, point de vente des billets donnant accès aux spectacles musicaux programmés. L’attente et l’enthousiasme sont palpables : Kinshasa vit à l’heure du festival.
Une capitale transformée en scène vivante
Le programme s’annonce riche et varié, mettant en lumière les lieux emblématiques de Kinshasa. Les festivaliers auront l’opportunité de découvrir la ville autrement, à travers des circuits touristiques en bus qui les mèneront du Rond-Point Victoire à la Place des Artistes, en passant par le monument dédié à Papa Wemba, icône de la Rumba congolaise. Le stade Tata Raphaël, célèbre pour avoir accueilli le légendaire combat de boxe Ali-Foreman, figure également au programme, tout comme l’Échangeur de Limete et son Mémorial Lumumba, haut lieu de mémoire nationale.

Une excursion fluviale sur le majestueux fleuve Congo est également prévue : entre navigation, animation musicale et buffet, cette traversée de plusieurs heures promet d’être un des temps forts de l’événement.
Un festival au carrefour des cultures
Organisé du 16 au 18 juillet 2025 à l’initiative du gouvernement congolais, en partenariat avec ONU Tourisme, ce festival s’inscrit dans une vision ambitieuse : faire de la musique un levier pour le tourisme, la cohésion et le développement durable. En réunissant une quarantaine de pays, il devient un véritable carrefour d’échanges culturels et artistiques.
Conférences, expositions, performances et circuits patrimoniaux s’entrelacent pour célébrer la diversité et la richesse des expressions culturelles africaines. La Rumba congolaise, inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité, y tient une place centrale.
Ce rendez-vous international participe pleinement aux priorités définies dans le Programme d’Action de l’ONU Tourisme pour l’Afrique, en mettant en valeur la créativité du continent, l’entrepreneuriat des jeunes et l’identité africaine dans toute sa splendeur.
Michée Mweze






